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2014年11月8日星期六

Après la polémique, Victoria’s Secret change sa dernière publicité

 

Après la polémique, Victoria’s Secret change sa dernière publicité

Metrotime

Laura Sengler Il y a 12 heures

© Fournis par Metrotime (fr)

Face à une pétition lui reprochant de renvoyer aux femmes une mauvaise image d’elles-mêmes, la marque Victoria’s Secret a été contrainte de modifier sa dernière publicité. Il y a quelques semaines, la dernière publicité de Victoria’s Secret faisait du bruit. En cause ? Pas l’attitude des mannequins en petite tenue, mais le slogan « The perfect body » – comprendre littéralement « Le corps parfait », mais qui fait ici écho avec un jeu de mot au nom de la ligne de soutiens-gorge mise en avant, Body. Le slogan pourrait donc être traduit par « Le Body parfait ».

Un message qui n’était pas du goût de trois anglaises de Leeds qui ont rédigé une pétition sur www.change.org, urgeant la marque à modifier sa publicité et sa stratégie marketing. « Nous aimerions que Victoria’s Secret change le texte sur ses publicités de la gamme de soutiens-gorge Body, pour offrir quelque chose qui ne promeuve pas des standards de beauté inatteignables et promette de ne plus avoir recours à ce genre de technique marketing dans le futur« , peut-on lire dans la pétition. Leur technique ? Tweeter le hashtag #iamperfect au compte twitter @VictoriasSecret. Le 5 novembre, les trois pétitionnaires annonçaient avoir recueilli 25.000 signatures. Le jour suivant, elles relevaient : « Très bonne nouvelle, Victoria’s Secret a changé le texte sur son site, passant de « The Perfect Body » à « A Body for Every Body ». C’est génial ! Nous n’avons pas été prévenues par Victoria’s Secret ou la presse, nous l’avons découvert nous-mêmes. »

Toutefois, loin de s’arrêter en si bon chemin, les trois demoiselles réclament plus à la marque américaine. « Cependant, cette campagne n’est pas terminée ! Nous attendons toujours qu’ils changent les affiches dans les magasins, s’excusent et promettent de ne plus avoir recours à de telles techniques marketing. Continuons à passer le mot ! » USA Today a contacté la marque, qui n’a visiblement pas souhaité commenter l’affaire.

Après la polémique, Victoria’s Secret change sa dernière publicité

Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs - RTBF Belgique

 

Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs

BELGIQUE | samedi 8 novembre 2014 à 5h15

Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs

    • Le gouvernement Michel va lancer un plan de lutte contre la fraude sociale, ressort-il de la note de politique générale transmise par le secrétaire d’État Bart Tommelein (VLD) à la Chambre, qu'évoquent samedi dans leurs colonnes L’Écho et Le Soir.

      Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs

      Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs - NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

      Les personnes qui déclarent frauduleusement vivre seule pour toucher davantage d'allocations de chômage seront davantage contrôlées. A cette fin, le gouvernement va instaurer un système de transmission des données de consommation de gaz, eau et électricité.

      Si ces consommations sont anormalement élevées pour une personne, cela signifiera qu'il y a des soupçons qu'elle ne vit pas seule. Si les personnes ne consomment rien, ce sera le signe qu'elles ont une domiciliation fictive et qu'elles n'habitent donc pas où elles le prétendent.

      L'ONSS va ainsi devenir une plaque tournante du croisement de base de données et de leur diffusion pour débusquer les fraudeurs. Le docuement indique par ailleurs que la baisse des coûts salariaux devrait réduire la tentation de frauder et que le risque d'être pris doit être suffisamment élevé pour décourager la fraude.

    Fraude sociale: le gouvernement contrôlera l'eau et le gaz des chômeurs - RTBF Belgique

    2014年10月19日星期日

    Les 7 odeurs auxquelles on ne resiste pas sur les foires et les salons

     

    Sur les foires, fêtes foraines ou sur les salons, il y a toujours une bonne odeur qui nous attire. Pour les uns ce sera sucré, pour les autres plutôt salé.

    Et vous, quelle odeur vous mène directement à un stand ?

    Les gaufres

    Les gaufres

    Une délicieuse gaufre, pleine de confiture, nutella, chantilly ou sucre. Personne n'y résiste.

    Barbe à papa

    Barbe à papa

    marchand qu'elle soit prête. On tient d'une main le bâton et de l'autre on prend de petits morceaux et on laisse fondre en bouche. Trop bon !

    Les chichis

    Les chichis

    Les chichis sont des beignets sucrés, que l'on recouvre de sucre glace ou de sauce au chocolat. C'est super bon bien chaud.

    Pommes d'amour

    Pommes d

    Les pommes d'amour sont une confiserie constituée d'une pomme fraîche, recouverte de caramel rouge. Cela colle aux dents, mais comme on en mange pas souvent ... 

    Le hot-dog

    Le hot-dog

    On est aussi attiré vers les odeurs de plats salés : un petit hot-dog avec du ketchup, de la mayo ou de la moutarde, on aime tous ça. Bien entendu, il faut se munir de serviettes en papier, sinon gare aux tâches.

    Frites

    Frites

    Une petite barquette de frites, cela ne se refuse pas, même en plein milieu de l'après midi.

    Les marrons chauds

    Les marrons chauds

    Chauds les marrons, chauds, on a tous entendu ça. Et on adore ce petit cornet de marrons chauds et leur odeur qui nous fait aimer l'hiver ... N'est-ce pas mon cher collègue, Vincent ?

    Les 7 odeurs auxquelles on ne resiste pas sur les foires et les salons

    2014年10月14日星期二

    Une femme percutée par un train à Courrière: la piste criminelle est à exclure

    Une femme percutée par un train à Courrière: la piste criminelle est à exclure

    REGIONS | mardi 14 octobre 2014 à 11h15

      • Aucune trace d'intervention d'un tiers n'a été retrouvée à la suite du décès d'une femme née en 1955 lundi soir vers 19h00 à hauteur de la gare de Courrière (Assesse, province de Namur), après avoir été percutée par un train, a indiqué le substitut du procureur du roi de Namur. "Nous n'avons pas encore d'explication rationnelle sur les circonstances, mais on peut déjà exclure toute piste criminelle", a-t-il ajouté.

        La femme a été heurtée lundi soir vers 19h00 à hauteur de la gare de Courrière (Assesse, province de Namur).

        La femme a été heurtée lundi soir vers 19h00 à hauteur de la gare de Courrière (Assesse, province de Namur). - Google Maps

        "La dame était assise sur le quai, le derrière sur le quai, les jambes sur les voies. Il s'agit là d'une drôle d'attitude. Il pourrait s'agir d'un malaise ou de l'attitude d'une personne en imprégnation alcoolique. S'il s'agit d'un suicide, l'attitude est également particulière puisque, généralement, les personnes se mettent entièrement sur les voies", a expliqué le substitut.

        Des analyses toxicologiques sont en cours en vue de déterminer si cette personne avait consommé de l'alcool, des médicaments ou toute autre substance. La famille sera également entendue mardi matin. Le parquet était descendu sur les lieux lundi soir.

        La circulation ferroviaire, qui avait été interrompue en soirée à hauteur de Courrière sur la ligne Bruxelles-Luxembourg, avait repris lundi vers 21h00. Deux trains étaient bloqués avec des navetteurs à bord à la suite de cet accident de personne. Comme il s'agissait d'un service à voie unique, la circulation de deux trains avait été totalement interrompue sur la ligne 162 reliant Bruxelles à Luxembourg et un service de navettes entre Namur et Ciney avait été mis en place.

      2013年11月29日星期五

      Les radars sous la loupe de Facebook - lavenir.net

       

      Les radars sous la loupe de Facebook

      Cette page Facebook est une initiative d’un citoyen pour informer sur les contrôles de vitesse du Condroz.

      Cette page Facebook est une initiative d’un citoyen pour informer sur les contrôles de vitesse du Condroz.

      ADVERTISING - ne pas effacer

      CLAVIER - En 10 jours, plus de 1 000 personnes se sont abonnées à la page Facebook d’un internaute qui veut prévenir les automobilistes des radars routiers.<

      Lancée le 11 novembre, la page Facebook «Alertes/radars /accidents/contrôles-zone Condroz» a directement séduit plus de 1 000 internautes. «En deux jours, on a eu 500 personnes.»

      Derrière cette page, on trouve un habitant de Clavier, maxime Alexandre. «Je ne voudrais pas que ce soit mal interprété et qu’on pense que cette page me permette de rouler bourré ou d’éviter les contrôles. Ce n’est pas fait dans le but de passer à travers les mailles du filet.»

      Infos du site de la police

      Sa volonté, c’est plutôt de rassembler les témoignages des uns et des autres sur une page. «Sur Facebook, je voyais souvent des gens qui alertaient des contrôles sur leur mur.» Il a décidé de concentrer sa page sur la zone du Condroz. «Il y en a déjà pour la Belgique, la province de Liège, mais c’était trop large. La page sert aussi à avertir des autres perturbations sur les routes comme un contrôle, barrage, accident, obstacle...» Les informations? «Je vais les chercher auprès du site de la police.» L’idéal, ce sont les internautes qui peuvent alimenter la page. «Comme souvent, ce sont les mêmes fidèles qui alimentent, mais j’espère que cela va s’ouvrir aux autres.»

      Du côté de la police du Condroz, René Durieux ne voit pas forcément d’un mauvais œil ce type d’initiative. «Je n’ai aucun problème avec ça. Si on met des radars, c’est pour changer le comportement des personnes. Pas pour faire du chiffre. Il y a des boîtiers qui sont vides, mais les gens freinent devant. Comme quand ils passent à côté d’une voiture grise dans le Condroz…»

      Et les chiffres attestent de l’efficacité des contrôles. «Au début des radars fixes, on en était à 12 000 PV de roulage par an. On est retombé à moins de 8 000. Quelque part, on tend vers le but. On a aussi une diminution significative des accidents de roulage. Il y a également une série de facteurs qui y contribuent comme les technologies des constructeurs de voitures.» Et de confirmer que, par rapport à cette page Facebook, «je n’y vois aucun inconvénient. »

      www.facebook.com/roulez.tranquilles

      Ce n'est pas la première page Facebook à rencontrer un certain succès en proposant de l'info service autant que pratique à ses abonnées. La page "Infos Radars mobiles et Contrôles de police - Belgique" compte 41.000 abonnéset propose des déclinaisons sur mobile avec des app iPhone, Android ou Windows Phone.

      Les radars sous la loupe de Facebook - lavenir.net

      2013年10月27日星期日

      Il crée un CV unique pour trouver du travail… | Geeko

       

      Il crée un CV unique pour trouver du travail…

      posté par etienne froment le oct 24, 2013 dans Buzz | 1 commentaire

      Pour trouver du travail, Adrien Viglianisi était prêt à tout, y compris à débourser quelques centaines d’euros pour réaliser un CV qui ne laisserait personne de marbre…

      Aviary Photo_130270901308623231

      Vu plus de 15.000 fois depuis sa mise en ligne, le CV Vidéo d’Adrien Viglianisi a déjà fait couler beaucoup d’encre sur Internet, et pour cause puisque ce jeune homme passionné par l’événementiel, le journalisme et les séries télévisées s’est donné les moyens de faire le buzz sur Internet. Il a publié sur YouTube une vidéo humoristique de plus de quatre minutes dans laquelle on peut le voir endosser le rôle de ses acteurs préférés pour le meilleur, mais surtout pour le rire. Un bel exemple de créativité, qui a déjà attiré l’attention de plusieurs milliers d’internautes, et, on l’imagine, de quelques boites de comm’ également…

      La vidéo est à retrouver ci-dessous.

      Il crée un CV unique pour trouver du travail… | Geeko

      2013年8月8日星期四

      Déjà 17.210 demandes de régularisation fiscale introduites en 2013 - La Libre.be

       

      Déjà 17.210 demandes de régularisation fiscale introduites en 2013

      Belga Publié le lundi 15 juillet 2013 à 11h17 - Mis à jour le jeudi 18 juillet 2013 à 05h49

      Actualité C'est la  dernière chance de se mettre en règle avec le fisc.

      Quelques centaines de demandes de régularisations fiscales ont encore été introduites auprès du SPF Finances durant le week-end. Au total, 17.210 ont été enregistrées depuis le début de l'année, d'après des chiffres publiés lundi par l'administration des finances. Vendredi, journée record, 3.879 demandes avaient été introduites. Toutes les déclarations reçues avant 06h00 ce lundi tomberont dans l'ancien système (DLU bis), plus favorable pour les demandes de régularisation que la nouvelle Déclaration libératoire unique (DLU ter) désormais entrée en vigueur. Les contribuables disposent de 5 mois et demi (jusqu'au 31 décembre 2013) pour déclarer et régulariser de l'argent issu de la fraude. Il s'agit donc pour eux de leur dernière chance de se mettre en règle avec le fisc.

      La DLU ter prévoit des amendes de 15% pour les dossiers de fraude ordinaire non prescrits et de 20% pour des fraudes graves, en plus du taux normal d'imposition. Pour les dossiers prescrits, les impôts dus ne seront pas réclamés, mais le montant sera taxé à 35%, que la fraude soit ordinaire ou grave.

      Déjà 17.210 demandes de régularisation fiscale introduites en 2013 - La Libre.be

      Edito: pas de débat moral sur l’oubli fiscal ?

      Patrick Van Campenhout Publié le mercredi 17 juillet 2013 à 05h38 - Mis à jour le mercredi 17 juillet 2013 à 08h47

      Comme prévu par les observateurs de la chose fiscale belge, les dernières semaines de validité de la loi de régularisation fiscale mise en place en 2006 ont vu une croissance exponentielle du nombre de déclarations. On parle bien ici de régularisation de fonds ou de revenus du capital qui avaient échappé à l’impôt, principalement au précompte mobilier. Les dernières estimations de recettes liées à ces opérations dépassent de loin les espoirs du gouvernement qui a pourtant multiplié les "incitants" ces dernières années. Les dernières grandes portes ouvertes à la fraude se ferment : il faut désormais déclarer les contrats d’assurance placement souscrits à l’étranger et, l’an prochain, il faudra aussi faire état dans les déclarations de revenus des éventuelles participations dans les sociétés offshore ou dans des fondations et structures de gestion patrimoniale opaques. 

      Et depuis lundi, il est possible de déclarer des fraudes graves - revenus professionnels dissimulés, détournement de biens sociaux - contre paiement de lourdes sanctions financières. Pour les indépendants qui ont joué avec le feu, c’est une occasion de faire réapparaître des fonds de plus en plus difficilement utilisables. En effet, les banquiers belges et étrangers ont peur d’être jugés coupables d’assistance à la fraude et au blanchiment. Ils dénoncent donc les clients suspects. C’est l’heure du "chacun pour soi". Et la morale dans tout cela ? L’ampleur des recettes espérées et la taille des failles budgétaires à combler ont mis presque tout le monde politique d’accord à ce propos : le débat moral s’est effacé devant la logique politique. Mais l’amnistie fiscale, sociale et pénale, ce sera fini dans six mois !

      En 2012, la fraude à la TVA a fortement diminué

      J.-C.M. (avec Belga) Publié le jeudi 18 juillet 2013 à 05h41 - Mis à jour le jeudi 18 juillet 2013 à 15h51

      Actualité Ce n’est pas du tout le cas de la criminalité informatique, dit la PJ fédérale.

      Le montant de la fraude organisée à la TVA a atteint un niveau historiquement bas en 2012, à savoir moins de 20 millions d’euros. C’est ce qui apparaît à la lecture de rapport annuel de la Direction de la lutte contre la criminalité économique et financière de la police judiciaire fédérale présenté mercredi. Le nombre de faits liés à la criminalité informatique a, en revanche, fortement augmenté (+ 37,5 %).

      La fraude à la TVA a atteint en 2012 18,5 millions d’euros, à comparer avec les 27,9 millions d’euros enregistrés l’année précédente. Tant les responsables de la police judiciaire fédérale que le secrétaire d’Etat à la Lutte contre la fraude John Crombez (SP.A) et la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) se sont félicités de cette baisse.

      En 2001, le préjudice pour l’Etat s’était élevé à 1,1 milliard d’euros. Un protocole de collaboration des différents services concernés par la fraude fut alors signé et il a été calculé qu’entre 2001 et 2012, on a pu éviter le préjudice causé par les carrousels à la TVA à hauteur de 11 milliards d’euros.

      Pour autant, John Crombez estime que ce plus bas historique ne signifie pas la fin des carrousels à la TVA. Selon le secrétaire d’Etat, ces derniers se sont déplacés vers d’autres pays.

      On l’a écrit, le nombre de faits liés à la criminalité informatique a augmenté, de 37,5 % : 14 801 faits ont été enregistrés en 2011 contre 20 356 faits l’an passé.

      Un nouveau phénomène a fait son apparition, le… "ransomware", un logiciel malveillant installé par des pirates qui bloque les ordinateurs et réclame de l’argent. Quelque 2 900 procès-verbaux ont été dressés en 2012.

      Le "phishing" (ou "hameçonnage"), pratique par laquelle le pirate renvoie sur une fausse page Internet copiant celle d’un site existant pour se procurer des informations confidentielles, a, lui, tout simplement "explosé" (+ 943 %, avec 1 003 cas répertoriés, contre 94 en 2011). Le préjudice total pour ce type de faits a atteint 3 millions d’euros en 2012.

      Par ailleurs, "Anonymous Belgium" a attaqué en Belgique les sites d’ArcelorMittal, de la Sabam et de belgium.be.

      Enfin, une attaque a récemment été lancée contre le serveur des corps de police locale.

      Le rapport montre aussi que le phénomène du "shoulder surfing", qui consiste à voler une carte de banque et à regarder le code PIN lorsqu’il est introduit, reste d’actualité, avec 1 289 cas enregistrés, contre 1 243 en 2011 (+ 4 %).

      La direction de la lutte contre la criminalité économique et financière de la police judiciaire fédérale souligne que 55 % des victimes ont plus de 65 ans et que le hacking est de plus en plus organisé, via la création de sociétés écran et l’utilisation d’un terminal loué.

      Le "skimming", qui signifie copier les données de la bande magnétique d’une carte, a quant à lui, quasiment disparu.

      Par ailleurs, 27 001 faux billets ont été détectés en 2012, contre 24 141 en 2011 (+ 12 %). Parmi ces coupures, 22 433 étaient en circulation et 4 568 ne l’étaient pas encore. Plus de 54 % sont des coupures de 50 euros (+ 12 %) et 25 % de 20 euros (- 10 %). L’an dernier, 9 336 fausses pièces de monnaie ont été détectées, un nombre stationnaire. La pièce de 2 euros est la plus contrefaite. Le préjudice par rapport au total des pièces en circulation reste faible.

      Selon la ministre de l’Intérieur, les procès-verbaux concernant les fraudes aux subsides et aux marchés publics, ont diminué de façon importante en 2012. C’est peut-être dû à la baisse du nombre de faits constatés mais peut-être aussi au fait que… ce service a perdu des effectifs.

      La fraude à la TVA a atteint en 2012 18,5 millions d’euros, à comparer avec les 27,9 millions d’euros enregistrés l’année précédente. 

      Crombez: "L’Offshore Leaks a réveillé beaucoup de Belges !’’

      Dorian de Meeûs Publié le samedi 20 juillet 2013 à 10h49 - Mis à jour le mercredi 24 juillet 2013 à 14h23

      "C’est très clair, la DLU cible les indépendants et PME pour leur permettre d’effacer les fraudes du passé" nous indique le secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude sociale et fiscale. Quelles sont les attentes du gouvernement fédéral ? Que risquent les banques belges qui ne dénoncent pas des versements suspects ? Quelle procédure de régularisation pourrait voir le jour ensuite ? Y a-t-il eu un débat moral ? John Crombez (sp.a) est l’Invité du samedi de LaLibre.be.
      C’est quoi la DLUter ?

      Une piqûre de rappel s’impose. Depuis lundi et jusqu’à la fin de l’année, les fraudeurs peuvent régulariser des fonds n’ayant jamais été soumis à l’impôt belge. Cette troisième DLU offre une amnistie fiscale, sociale et pénale aux particuliers et entreprises. Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale, ils sont soumis au tarif normal – soit un précompte de 15 ou 25% - augmenté d’une amende de 15%. En cas de fraude fiscale grave et organisée, l’amende s’élève à 20%. Sont visés ici, les revenus professionnels non déclarés ou les abus de biens sociaux généralement imposés autour de 50%. On arrive donc à une ardoise de 70 % auxquels une pénalité de 15 % permet de se dégager des poursuites sociales. Pour les capitaux fiscalement prescrits, un taux unique de 35 % est appliqué sur le capital régularisé. Enfin, le déclarant a 6 mois après le dépôt de la déclaration pour déposer toutes les pièces de son dossier.
      Vous affirmez qu’après cette 3ème amnistie fiscale, il n’y en aura plus. Le gouvernement l’avait déjà dit lors des deux premières DLU.

      On a mis un terme définitif à la loi permanente de régularisation. Après cette DLUter, je ne pense pas qu’il sera facile de trouver une majorité qui offrira une nouvelle forme de régularisation fiscale… Le contexte d’anonymat et de secret bancaire change. Par conséquent, ceux qui ne régularisent pas aujourd’hui devront peut-être le faire dans des circonstances bien différentes à l’avenir. Personnellement et pour le reste de ma vie, je serai contre une nouvelle loi de régularisation.
      Mais les avocats-fiscalistes nous disent qu’il faudra "de toute façon un nouveau cadre légal, car c’est un droit fondamental que de pouvoir se repentir".

      Je leur rappelle qu’il y a un droit fondamental à déclarer ses avoirs au fisc. C’est un droit que les gens concernés n‘ont pas utilisé. De toute façon, il y aura toujours la possibilité de se dénoncer soi-même à la police ou au parquet. Mais, là c’est un tout autre cadre… A eux de juger si c’est ainsi qu’ils veulent le faire… Nous essayons de restaurer une justice entre ceux qui paient des impôts et les autres. Enfin, je connais des avocats-fiscalistes qui ne tiennent pas ce discours.
      Y a-t-il eu un débat moral au sein du gouvernement sur cette DLU qui est - par principe - totalement exclue en France par exemple ?

      Ceux qui disent que ce n’est pas éthique, je réponds qu’il est préférable que des gens paient des impôts impayés dans le passé avec une amende que de laisser les autres assumer seuls la charge des taxations nécessaires en cette période économique. Oui, on en a débattu au Parlement et au sein des partis, mais avec une différence par rapport à la France… nous, on avait une loi de régulation en cours. Après cette DLU, nous allons renforcer la lutte contre la fraude sociale ou fiscale grave avec de nouveaux instruments et des magistrats spécifiques.
      La fin de la régularisation permanente a porté ses fruits, mais combien de millions d’euros sont tombés dans les caisses de l’Etat ?

      Oui, ça marche bien, mais les chiffres définitifs ne seront connus qu’à la signature de tous les dossiers. Depuis le 1er janvier, près de 20.000 personnes ont introduit un dossier. Souvent, ceux-ci ne sont pas encore tranchés, mais on sait que cela a rapporté plus que les 500 millions de la première DLU et donc plus que les 513 millions budgétisés pour l’ensemble de 2013. On est à la moitié de l’année, mais ce montant est déjà dépassé. Il est vrai qu’estimer de telles recettes est quasiment impossible, car on ignore au départ si les gens seront convaincus de la nécessité de régulariser.
      Vous avez renforcé le cadre fiscal, une manière de mettre la pression ?

      C'est évidemment le cas maintenant que les contribuables devront également déclarer les contrats d’assurances souscrits à l’étranger. Ils doivent aussi mentionner s'ils sont bénéficiaires d'une structure juridique offshore.
      En plus de l’imposition des revenus non déclarés et l’amende, le contribuable doit souvent payer des avocats-fiscalistes pour introduire son dossier… et ce ne sont pas les moins chers.

      Non, ça c’est vrai, et ‘encore’ sans TVA ! (rires) Ils peuvent introduire leur dossier eux-mêmes. Tout le monde peut le faire, mais c’est vrai que ce sont des dossiers très complexes et qu’il est parfois préférable de passer par des spécialistes afin d’éviter de déclarer des biens qui n’entrent pas dans le spectre de la loi et d’être mieux armé dans la transaction finale de son dossier. Je ne dis pas cela pour les avocats, mais mieux vaut s’assurer que le dossier est bien ‘comme il faut’.
      Les termes de cette DLU donnent l’impression que vous ciblez surtout les indépendants et petites sociétés, est-ce le cas ?

      Tout à fait, c’est très clair, on cible les indépendants et PME pour leur permettre d’effacer les fraudes du passé ou de leurs prédécesseurs. C’est un élément positif et sensible pour eux qui traînent parfois des fraudes vieilles de dizaines d’années… C’est l’occasion de mettre un terme à un faux bilan annuel – qui n’est pas prescriptible - ou à un abus qui date. La presse parle d’amnistie fiscale, mais c’est une loi de régularisation afin de régler les dérapages du passé...
      Dans certains cas, comme la DLU d’une succession d’un patrimoine caché au Luxembourg, le montant de la taxation peut atteindre les 90% (taux de succession  + amende). N’est-ce pas là un niveau confiscatoire, et finalement peu efficace par rapport à votre volonté de faire revenir cet argent au pays?

      La discussion ne porte pas ici sur le taux de la régularisation, mais sur l’ensemble des taxations existantes des successions dans notre pays.
      Justement, vous ne vous dites pas qu’il est temps de réduire l’imposition à 80% de certaines successions ?

      Ce n’est pas dans mes compétences, mais il est vrai qu’une imposition à 80% est très élevée et cela a tendance à provoquer des comportements contraires à la loi. Au sp.a, on estime qu’en cette période où les moyens manquent, il y a d’autres priorités, comme les charges salariales qui pèsent sur les jeunes et les moins formés.  On constate ainsi que l’impôt sur les revenus du capital n’est pas du tout aussi élevé qu’on le pense. Il suffit de faire la comparaison au sein des pays de l’OCDE pour s’en rendre compte.
      Et un impôt sur la fortune, vous êtes pour ?

      Je n’y suis pas très favorable et n’y crois pas trop. D’autant qu’à travers l’immobilier, on taxe déjà les fortunes. Je préfère parler de la hausse de la taxation des revenus du capital afin de permettre de baisser l’imposition sur les revenus du travail. Les revenus du capital, cela reste des revenus !
      Les banques belges doivent dénoncer les dépôts suspects à la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), mais de quel genre de dépôts s’agit-il ? Il y a des montants fixes au-dessus desquels ils doivent dénoncer ?

      Non, il n’y a pas de montants ou critères stricts, c’est la banque qui doit estimer si certains dépôts sont suspects ou non. Chaque banque a son règlement interne ou approche lui permettant de respecter la loi à cet égard. On a adapté ces lois et l’on constate que les dénonciations ne cessent d’augmenter. Les banques ne font que dénoncer des suspicions, puis c’est la CTIF qui filtre ou enquête.
      On sait que certaines banques dénoncent facilement, mais que risquent celles qui ne le font pas ?

      Comme pour la participation à la construction de structures frauduleuses, les sanctions peuvent aller loin, jusqu’à la suppression de sa licence.
      L’Offshore Leaks était un évènement important pour vous cette année. Mais finalement, cette affaire n’a-t-elle pas fait un grand pschitt en Belgique ?

      Non, au contraire, cette affaire a représenté une cassure ! L'Offshore Leaks a réveillé beaucoup de Belges, comme je l’espérais! Le Parlement a voté une loi afin qu’on puisse connaître les bénéficiaires des sociétés offshores. A un moment donné, la différence - entre le salarié qui n’a que le revenu de son travail et celui qui a suffisamment d’argent pour construire des structures frauduleuses - devient tellement injuste… L’Offshore Leaks a fait bouger les lignes au niveau européen. On est dans un tout autre contexte aujourd’hui. Sur le plan fiscal, demain est un autre monde.

      Entretien : Dorian de Meeûs

      Amnésie fiscale: cela va se payer cher...

      Patrick Van Campenhout Publié le vendredi 12 juillet 2013 à 05h38 - Mis à jour le mercredi 31 juillet 2013 à 18h19

      Dossier 'Régularisation fiscale' à découvrir dans La Libre de ce vendredi

      Actualité A partir de lundi, les fraudeurs vont pouvoir régulariser l'argent de la fraude, même grave.

      C’est théoriquement ce lundi 15 juillet que s’ouvrira la courte période de cinq mois et demi durant laquelle les fraudeurs impénitents vont avoir une dernière occasion de "blanchir" en toute légalité des fonds inconnus du fisc belge et n’ayant jamais été soumis à l’impôt. On a parlé de DLU (Déclaration libératoire unique), de régularisation encadrée, mais cette fois, c’est clairement d’amnistie financière qu’il est question. Une triple amnistie puisqu’elle permettra aux déclarants de payer pour bénéficier d’une amnistie fiscale, sociale et pénale. Les montants qui sont visés cette fois sont clairement les revenus professionnels qui ont été déposés sur des comptes dans des banques étrangères sans être soumis à la moindre ponction dans notre pays. On l’aura compris, une des différences essentielles entre les procédures d’avant et celle qui commencera ce lundi, est qu’elle permet de régulariser l’argent fraudé par des particuliers mais aussi par des entreprises. On parle techniquement de personnes physiques et de personnes morales. En ce compris des sociétés installées dans des paradis fiscaux.

      Pour s’assurer un taux de réussite optimal, le gouvernement belge a resserré considérablement les mailles du filet fiscal. Comme il l’avait fait il y a une dizaine d’années en obligeant les contribuables à faire état dans leur déclaration de la détention de comptes bancaires à l’étranger, il oblige dorénavant la déclaration de comptes d’assurance de type branche 21 et branche 23 souscrits à l’étranger, et a prévu - comme l’on relevé nos confrères du "Soir" et du "Morgen" - que soient aussi déclarées les participations dans des sociétés offshore, trusts et autres fondations privées. La pression internationale a également augmenté sur les particuliers disposant d’avoirs dans des banques étrangères. Les pays ne souhaitant pas coopérer en matière de transmission d’informations sur les résidents étrangers sont plus que jamais considérés comme des paradis fiscaux et force est de constater que le concept de paradis fiscal est passé de mode. Même les multinationales qui ont érigé en art l’ingénierie fiscale sont désormais montrées du doigt. Bref, l’étau se resserre inexorablement sur les fraudeurs. Reste à ces derniers… à prendre des décisions.

      Des tarifs à faire fuir les fraudeurs repentis...

      On attend toujours les derniers détails de la procédure de "régularisation" fiscale 2013 (l’amnistie qui ne veut pas dire son nom). Les textes ne sont pas totalement finalisés mais on n’attend plus de surprise. La semaine dernière, à quelques jours des vacances parlementaires, le ministre des Finances belge Koen Geens s’est fendu d’un communiqué à cet égard. Il a d’abord rappelé qu’il n’y aurait pas d’autres propositions de ce type. Le ministre Koen Geens : "Avec ce dernier tour de régularisation, nous voulons donner la possibilité d’encore payer des impôts d’une manière correcte pour de la fraude fiscale du passé. Avec une sanction plus élevée, il est vrai, mais avec plus de sécurité juridique sur le plan pénal". Le principe est établi : pour blanchir, pardon "régulariser", il va falloir passer à la caisse....

      La communication du ministre Geens est des plus limpides sur les tarifs de cette amnistie. "Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale, ils sont soumis au tarif normal d’imposition, augmenté d’une amende de 15 points de pourcentage". Comprenez : si vous avez perçu sans les déclarer des revenus de fonds "clairs" (le produit d’une assurance de groupe par exemple) placés à l’étranger, vous êtes dans ce cas de figure. Vous avez sans doute évité un précompte de 15 ou de 25 % sur les revenus de ce capital. Vous le paierez en y ajoutant 15 points, soit 30 % ou 40 % (pas sur le capital).

      "Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale grave et organisée, ils sont également soumis au tarif normal d’imposition, mais augmenté d’une amende de 20 points de pourcentage". Ce qui est visé ici, ce sont les revenus professionnels non déclarés ou les abus de biens sociaux. On est là dans une tranche d’impôts plus lourde puisque c’est pratiquement 50 % de taxes qui ont été évitées. On arrive donc à une ardoise de 70 %… auxquels une pénalité de 15 % permet de se dégager des poursuites sociales.

      "S’il s’agit de capitaux fiscalement prescrits - ce sont des capitaux pour lesquels il n’existe plus de compétence d’imposition -, un taux unique de 35 % est appliqué sur le capital régularisé", indique encore le ministre dans son communiqué.

      On l’imagine, il faut tenir compte de la différence entre les revenus de ces montants et les montants eux-mêmes. Le point de contact régularisation devra à cet égard disposer de pièces justificatives, des délais de la fraude et du type de mécanisme mis en place. Pas facile de montrer ce que l’on a pris soin de cacher pendant des années ! "Le déclarant dispose de 6 mois, à partir de la date du dépôt de la déclaration, pour déposer les pièces probantes permettant de satisfaire à cette obligation", conclut le ministre.

      L’Offshore Leaks a fait peur aux Belges - DH.be

       

      Economie Le secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude fiscale et sociale John Crombez est l’Invité du samedi de LaLibre.be.

      Près de 20.000 dossiers de régularisation fiscale ont été introduits depuis janvier. Ce succès inattendu s’expliquerait en grande partie par la médiatisation de l’Offshore Leaks.  Pour le secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude sociale et fiscale John Crombez,  « Cette affaire a représenté une cassure ! L'Offshore Leaks a réveillé beaucoup de Belges, comme je l’espérais!» A cette crainte, ajoutez-y l’évolution du secret bancaire luxembourgeois et un renforcement du cadre fiscal belge, tous les ingrédients sont présents pour que la recette prenne.

      Si les indépendants sentent ciblées par cette DLU, c’est à juste titre. « C’est très clair, on cible les indépendants et PME pour leur permettre d’effacer les fraudes du passé ou de leurs prédécesseurs. C’est un élément positif pour ceux qui traînent parfois des fraudes vieilles de dizaines d’années… » ajoute le secrétaire d’Etat.

      Cette troisième DLU est-elle vraiment la dernière ? Pour les spécialistes, il faudra bien donner l’occasion à ceux qui le souhaitent de se repentir, et puis, le gouvernement restera à la recherche de millions pour boucler ses budgets à venir. Crombez se veut plus menaçant : « Ceux qui ne régularisent pas aujourd’hui devront peut-être le faire dans des circonstances bien différentes à l’avenir. Il y aura toujours la possibilité de se dénoncer soi-même à la police ou au parquet. Pour le reste de ma vie, je serai contre une nouvelle loi de régularisation. » 

      Sans doute pour être rassurant, le socialiste flamand ne se dit pas « très favorable » à l’instauration d’un impôt sur la fortune. Il opterait plutôt pour une hausse de la taxation des revenus du capital afin de réduire celle sur le travail. 

      Les banques belges doivent dénoncer les dépôts suspects  de leurs clientsà la CTIF, mais il n’y a pas de montants ou critères stricts, « c’est la banque qui doit estimer si certains dépôts sont suspects ou non. Chacune  a son règlement interne lui permettant de respecter la loi. »  Certaines banques dénoncent facilement, alors que celles qui s’abstiennent totalement pourraient être sanctionnées sévèrement…

      L'entretien de John Crombez en tant qu'Invité du samedi de LaLibre.be est à lire ici.

      L’Offshore Leaks a fait peur aux Belges - DH.be

      Crombez: "L’Offshore Leaks a réveillé beaucoup de Belges !’’

      Dorian de Meeûs Publié le samedi 20 juillet 2013 à 10h49 - Mis à jour le mercredi 24 juillet 2013 à 14h23

      Actualité

      "C’est très clair, la DLU cible les indépendants et PME pour leur permettre d’effacer les fraudes du passé" nous indique le secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude sociale et fiscale. Quelles sont les attentes du gouvernement fédéral ? Que risquent les banques belges qui ne dénoncent pas des versements suspects ? Quelle procédure de régularisation pourrait voir le jour ensuite ? Y a-t-il eu un débat moral ? John Crombez (sp.a) est l’Invité du samedi de LaLibre.be.
      C’est quoi la DLUter ?

      Une piqûre de rappel s’impose. Depuis lundi et jusqu’à la fin de l’année, les fraudeurs peuvent régulariser des fonds n’ayant jamais été soumis à l’impôt belge. Cette troisième DLU offre une amnistie fiscale, sociale et pénale aux particuliers et entreprises. Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale, ils sont soumis au tarif normal – soit un précompte de 15 ou 25% - augmenté d’une amende de 15%. En cas de fraude fiscale grave et organisée, l’amende s’élève à 20%. Sont visés ici, les revenus professionnels non déclarés ou les abus de biens sociaux généralement imposés autour de 50%. On arrive donc à une ardoise de 70 % auxquels une pénalité de 15 % permet de se dégager des poursuites sociales. Pour les capitaux fiscalement prescrits, un taux unique de 35 % est appliqué sur le capital régularisé. Enfin, le déclarant a 6 mois après le dépôt de la déclaration pour déposer toutes les pièces de son dossier.
      Vous affirmez qu’après cette 3ème amnistie fiscale, il n’y en aura plus. Le gouvernement l’avait déjà dit lors des deux premières DLU.

      On a mis un terme définitif à la loi permanente de régularisation. Après cette DLUter, je ne pense pas qu’il sera facile de trouver une majorité qui offrira une nouvelle forme de régularisation fiscale… Le contexte d’anonymat et de secret bancaire change. Par conséquent, ceux qui ne régularisent pas aujourd’hui devront peut-être le faire dans des circonstances bien différentes à l’avenir. Personnellement et pour le reste de ma vie, je serai contre une nouvelle loi de régularisation.
      Mais les avocats-fiscalistes nous disent qu’il faudra "de toute façon un nouveau cadre légal, car c’est un droit fondamental que de pouvoir se repentir".

      Je leur rappelle qu’il y a un droit fondamental à déclarer ses avoirs au fisc. C’est un droit que les gens concernés n‘ont pas utilisé. De toute façon, il y aura toujours la possibilité de se dénoncer soi-même à la police ou au parquet. Mais, là c’est un tout autre cadre… A eux de juger si c’est ainsi qu’ils veulent le faire… Nous essayons de restaurer une justice entre ceux qui paient des impôts et les autres. Enfin, je connais des avocats-fiscalistes qui ne tiennent pas ce discours.
      Y a-t-il eu un débat moral au sein du gouvernement sur cette DLU qui est - par principe - totalement exclue en France par exemple ?

      Ceux qui disent que ce n’est pas éthique, je réponds qu’il est préférable que des gens paient des impôts impayés dans le passé avec une amende que de laisser les autres assumer seuls la charge des taxations nécessaires en cette période économique. Oui, on en a débattu au Parlement et au sein des partis, mais avec une différence par rapport à la France… nous, on avait une loi de régulation en cours. Après cette DLU, nous allons renforcer la lutte contre la fraude sociale ou fiscale grave avec de nouveaux instruments et des magistrats spécifiques.
      La fin de la régularisation permanente a porté ses fruits, mais combien de millions d’euros sont tombés dans les caisses de l’Etat ?

      Oui, ça marche bien, mais les chiffres définitifs ne seront connus qu’à la signature de tous les dossiers. Depuis le 1er janvier, près de 20.000 personnes ont introduit un dossier. Souvent, ceux-ci ne sont pas encore tranchés, mais on sait que cela a rapporté plus que les 500 millions de la première DLU et donc plus que les 513 millions budgétisés pour l’ensemble de 2013. On est à la moitié de l’année, mais ce montant est déjà dépassé. Il est vrai qu’estimer de telles recettes est quasiment impossible, car on ignore au départ si les gens seront convaincus de la nécessité de régulariser.
      Vous avez renforcé le cadre fiscal, une manière de mettre la pression ?

      C'est évidemment le cas maintenant que les contribuables devront également déclarer les contrats d’assurances souscrits à l’étranger. Ils doivent aussi mentionner s'ils sont bénéficiaires d'une structure juridique offshore.
      En plus de l’imposition des revenus non déclarés et l’amende, le contribuable doit souvent payer des avocats-fiscalistes pour introduire son dossier… et ce ne sont pas les moins chers.

      Non, ça c’est vrai, et ‘encore’ sans TVA ! (rires) Ils peuvent introduire leur dossier eux-mêmes. Tout le monde peut le faire, mais c’est vrai que ce sont des dossiers très complexes et qu’il est parfois préférable de passer par des spécialistes afin d’éviter de déclarer des biens qui n’entrent pas dans le spectre de la loi et d’être mieux armé dans la transaction finale de son dossier. Je ne dis pas cela pour les avocats, mais mieux vaut s’assurer que le dossier est bien ‘comme il faut’.
      Les termes de cette DLU donnent l’impression que vous ciblez surtout les indépendants et petites sociétés, est-ce le cas ?

      Tout à fait, c’est très clair, on cible les indépendants et PME pour leur permettre d’effacer les fraudes du passé ou de leurs prédécesseurs. C’est un élément positif et sensible pour eux qui traînent parfois des fraudes vieilles de dizaines d’années… C’est l’occasion de mettre un terme à un faux bilan annuel – qui n’est pas prescriptible - ou à un abus qui date. La presse parle d’amnistie fiscale, mais c’est une loi de régularisation afin de régler les dérapages du passé...
      Dans certains cas, comme la DLU d’une succession d’un patrimoine caché au Luxembourg, le montant de la taxation peut atteindre les 90% (taux de succession  + amende). N’est-ce pas là un niveau confiscatoire, et finalement peu efficace par rapport à votre volonté de faire revenir cet argent au pays?

      La discussion ne porte pas ici sur le taux de la régularisation, mais sur l’ensemble des taxations existantes des successions dans notre pays.
      Justement, vous ne vous dites pas qu’il est temps de réduire l’imposition à 80% de certaines successions ?

      Ce n’est pas dans mes compétences, mais il est vrai qu’une imposition à 80% est très élevée et cela a tendance à provoquer des comportements contraires à la loi. Au sp.a, on estime qu’en cette période où les moyens manquent, il y a d’autres priorités, comme les charges salariales qui pèsent sur les jeunes et les moins formés.  On constate ainsi que l’impôt sur les revenus du capital n’est pas du tout aussi élevé qu’on le pense. Il suffit de faire la comparaison au sein des pays de l’OCDE pour s’en rendre compte.
      Et un impôt sur la fortune, vous êtes pour ?

      Je n’y suis pas très favorable et n’y crois pas trop. D’autant qu’à travers l’immobilier, on taxe déjà les fortunes. Je préfère parler de la hausse de la taxation des revenus du capital afin de permettre de baisser l’imposition sur les revenus du travail. Les revenus du capital, cela reste des revenus !
      Les banques belges doivent dénoncer les dépôts suspects à la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), mais de quel genre de dépôts s’agit-il ? Il y a des montants fixes au-dessus desquels ils doivent dénoncer ?

      Non, il n’y a pas de montants ou critères stricts, c’est la banque qui doit estimer si certains dépôts sont suspects ou non. Chaque banque a son règlement interne ou approche lui permettant de respecter la loi à cet égard. On a adapté ces lois et l’on constate que les dénonciations ne cessent d’augmenter. Les banques ne font que dénoncer des suspicions, puis c’est la CTIF qui filtre ou enquête.
      On sait que certaines banques dénoncent facilement, mais que risquent celles qui ne le font pas ?

      Comme pour la participation à la construction de structures frauduleuses, les sanctions peuvent aller loin, jusqu’à la suppression de sa licence.
      L’Offshore Leaks était un évènement important pour vous cette année. Mais finalement, cette affaire n’a-t-elle pas fait un grand pschitt en Belgique ?

      Non, au contraire, cette affaire a représenté une cassure ! L'Offshore Leaks a réveillé beaucoup de Belges, comme je l’espérais! Le Parlement a voté une loi afin qu’on puisse connaître les bénéficiaires des sociétés offshores. A un moment donné, la différence - entre le salarié qui n’a que le revenu de son travail et celui qui a suffisamment d’argent pour construire des structures frauduleuses - devient tellement injuste… L’Offshore Leaks a fait bouger les lignes au niveau européen. On est dans un tout autre contexte aujourd’hui. Sur le plan fiscal, demain est un autre monde.

      Entretien : Dorian de Meeûs

      Amnésie fiscale: cela va se payer cher...

      Patrick Van Campenhout Publié le vendredi 12 juillet 2013 à 05h38 - Mis à jour le mercredi 31 juillet 2013 à 18h19

      Dossier 'Régularisation fiscale' à découvrir dans La Libre de ce vendredi

      Actualité A partir de lundi, les fraudeurs vont pouvoir régulariser l'argent de la fraude, même grave.

      C’est théoriquement ce lundi 15 juillet que s’ouvrira la courte période de cinq mois et demi durant laquelle les fraudeurs impénitents vont avoir une dernière occasion de "blanchir" en toute légalité des fonds inconnus du fisc belge et n’ayant jamais été soumis à l’impôt. On a parlé de DLU (Déclaration libératoire unique), de régularisation encadrée, mais cette fois, c’est clairement d’amnistie financière qu’il est question. Une triple amnistie puisqu’elle permettra aux déclarants de payer pour bénéficier d’une amnistie fiscale, sociale et pénale. Les montants qui sont visés cette fois sont clairement les revenus professionnels qui ont été déposés sur des comptes dans des banques étrangères sans être soumis à la moindre ponction dans notre pays. On l’aura compris, une des différences essentielles entre les procédures d’avant et celle qui commencera ce lundi, est qu’elle permet de régulariser l’argent fraudé par des particuliers mais aussi par des entreprises. On parle techniquement de personnes physiques et de personnes morales. En ce compris des sociétés installées dans des paradis fiscaux.

      Pour s’assurer un taux de réussite optimal, le gouvernement belge a resserré considérablement les mailles du filet fiscal. Comme il l’avait fait il y a une dizaine d’années en obligeant les contribuables à faire état dans leur déclaration de la détention de comptes bancaires à l’étranger, il oblige dorénavant la déclaration de comptes d’assurance de type branche 21 et branche 23 souscrits à l’étranger, et a prévu - comme l’on relevé nos confrères du "Soir" et du "Morgen" - que soient aussi déclarées les participations dans des sociétés offshore, trusts et autres fondations privées. La pression internationale a également augmenté sur les particuliers disposant d’avoirs dans des banques étrangères. Les pays ne souhaitant pas coopérer en matière de transmission d’informations sur les résidents étrangers sont plus que jamais considérés comme des paradis fiscaux et force est de constater que le concept de paradis fiscal est passé de mode. Même les multinationales qui ont érigé en art l’ingénierie fiscale sont désormais montrées du doigt. Bref, l’étau se resserre inexorablement sur les fraudeurs. Reste à ces derniers… à prendre des décisions.

      Des tarifs à faire fuir les fraudeurs repentis...

      On attend toujours les derniers détails de la procédure de "régularisation" fiscale 2013 (l’amnistie qui ne veut pas dire son nom). Les textes ne sont pas totalement finalisés mais on n’attend plus de surprise. La semaine dernière, à quelques jours des vacances parlementaires, le ministre des Finances belge Koen Geens s’est fendu d’un communiqué à cet égard. Il a d’abord rappelé qu’il n’y aurait pas d’autres propositions de ce type. Le ministre Koen Geens : "Avec ce dernier tour de régularisation, nous voulons donner la possibilité d’encore payer des impôts d’une manière correcte pour de la fraude fiscale du passé. Avec une sanction plus élevée, il est vrai, mais avec plus de sécurité juridique sur le plan pénal". Le principe est établi : pour blanchir, pardon "régulariser", il va falloir passer à la caisse....

      La communication du ministre Geens est des plus limpides sur les tarifs de cette amnistie. "Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale, ils sont soumis au tarif normal d’imposition, augmenté d’une amende de 15 points de pourcentage". Comprenez : si vous avez perçu sans les déclarer des revenus de fonds "clairs" (le produit d’une assurance de groupe par exemple) placés à l’étranger, vous êtes dans ce cas de figure. Vous avez sans doute évité un précompte de 15 ou de 25 % sur les revenus de ce capital. Vous le paierez en y ajoutant 15 points, soit 30 % ou 40 % (pas sur le capital).

      "Si les revenus régularisés proviennent d’une fraude fiscale grave et organisée, ils sont également soumis au tarif normal d’imposition, mais augmenté d’une amende de 20 points de pourcentage". Ce qui est visé ici, ce sont les revenus professionnels non déclarés ou les abus de biens sociaux. On est là dans une tranche d’impôts plus lourde puisque c’est pratiquement 50 % de taxes qui ont été évitées. On arrive donc à une ardoise de 70 %… auxquels une pénalité de 15 % permet de se dégager des poursuites sociales.

      "S’il s’agit de capitaux fiscalement prescrits - ce sont des capitaux pour lesquels il n’existe plus de compétence d’imposition -, un taux unique de 35 % est appliqué sur le capital régularisé", indique encore le ministre dans son communiqué.

      On l’imagine, il faut tenir compte de la différence entre les revenus de ces montants et les montants eux-mêmes. Le point de contact régularisation devra à cet égard disposer de pièces justificatives, des délais de la fraude et du type de mécanisme mis en place. Pas facile de montrer ce que l’on a pris soin de cacher pendant des années ! "Le déclarant dispose de 6 mois, à partir de la date du dépôt de la déclaration, pour déposer les pièces probantes permettant de satisfaire à cette obligation", conclut le ministre.

      Le parcours périlleux d’un fraudeur vers la réhabilitation de son patrimoine

      P.V.C. Publié le jeudi 18 juillet 2013 à 05h41 - Mis à jour le jeudi 18 juillet 2013 à 15h51

      John Crombez, secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude fiscale, sera notre Invité du samedi. Découvrez son interview ce samedi midi

      Actualité Monsieur X a fait une déclaration de régularisation début juillet.

      Monsieur X - qui a opté pour un prudent anonymat - est un boulanger retraité depuis 2005. Une partie de ses revenus professionnels (400 000 euros) n’a pas été déclarée au fisc. Dans les années 90, il a placé cet argent noir sur un compte ouvert à son nom auprès de la filiale luxembourgeoise d’une banque belge. Les fonds ont été uniquement investis en obligations. Le compte est aujourd’hui estimé à 1 million d’euros. 

      En 2004, son banquier le dissuade de déposer "une déclaration libératoire unique" (DLU). En revanche, il lui propose de créer une société à Saint-Vincent-et-les-Grenadines (Etat des Caraïbes) et d’y placer ses avoirs. C’est ce que l’on appelle une société offshore. Avantage : il évite le précompte européen frappant les revenus d’intérêts perçus par les personnes physiques non résidentes. En 2012, Monsieur X se voit proposer de remplacer sa structure offshore par un contrat d’assurance-vie. 

      Son banquier étranger lui explique que sa structure offshore n’est pas opposable au fisc belge. Début 2013, ayant appris par la presse que les assurances-vie étrangères doivent dorénavant être déclarées, Monsieur X demande une nouvelle entrevue à son banquier étranger. Quelques mois plus tard, le Luxembourg annonce la fin de son secret bancaire. Monsieur X est de plus en plus préoccupé. Son banquier luxembourgeois lui conseille alors de déposer une demande de régularisation fiscale auprès du "Point de contact Régularisations".

      Début juillet, son dossier de régularisation fiscale l’attend à la banque. Il n’a plus qu’à signer le formulaire de déclaration-régularisation. D’après le calcul effectué par la banque, cette régularisation va lui coûter 46 952 euros de pénalités. La banque lui réclame en plus 4 000 euros d’honoraires pour le travail presté. Monsieur X s’en étonne car il n’a pas été informé au préalable du coût de traitement de son dossier de régularisation fiscale. Son banquier lui fait cependant comprendre que s’il s’engage à rester client deux années supplémentaires, la facture d’honoraires sera annulée. Monsieur X est désireux de rapatrier son argent en Belgique car les déplacements à l’étranger commencent à le fatiguer. De plus, il n’a pas envie de dévoiler au fisc qu’il a une assurance-vie à l’étranger.

      Monsieur X se met alors en quête d’une banque belge prête à accepter ses capitaux. La banque belge à laquelle il s’adresse l’interroge sur l’origine des fonds. Il révèle alors que la prime de son contrat d’assurance provient de revenus professionnels qui n’ont pas été déclarés au fisc. Ont-ils été régularisés, lui demande le banquier belge ? Oui, pense-t-il. En réalité, seuls les revenus mobiliers des années 2006 à 2012 ont fait l’objet de la régularisation fiscale; pas les revenus professionnels. La banque belge lui annonce alors qu’elle ne peut accepter les fonds provenant du Grand-Duché à moins qu’il ne dépose, d’ici fin 2013, une nouvelle demande de régularisation fiscale portant sur les revenus professionnels. Dont coût supplémentaire : 35 % de 400 000 euros, soit 140 000 euros de plus.

       

      Le black revient au pays (bis)

      Patrick Van Campenhout Publié le jeudi 18 juillet 2013 à 05h41 - Mis à jour le jeudi 18 juillet 2013 à 14h02

      Actualité Les derniers chiffres fournis par le SPF Finances, arrêtés à la mi-juillet, montrent une accélération incroyable des dépôts de dossiers de régularisation.

      Le 25 mai dernier, nous évoquions le mouvement de retour au pays de grandes quantités de fonds détenus par des contribuables belges en titrant "Le black revient à grande vitesse au pays". Avant le lancement de la "DLUter", la "DLUbis" en fin de parcours a de fait été un réel succès du point de vue du gouvernement. "Grande vitesse", une exagération ? Non, les derniers chiffres fournis par le SPF Finances, arrêtés à la mi-juillet, montrent une accélération incroyable des dépôts de dossiers de régularisation. Selon ces chiffres officiels, 10 255 dossiers ont été rentrés en juillet pour un total de 17 211 demandes en 2013. L’administration a dû dépêcher des fonctionnaires supplémentaires pour faire face à ce débit. Les recettes ne sont pas encore disponibles mais, à fin juin, le total des capitaux régularisés (sans tenir compte des dossiers en cours de traitement) s’élevait à 1,9 milliard d’euros, dont 618,6 millions de pénalités (soit un taux moyen de pénalité de 28,20 %). Une estimation "à la grosse louche" - le montant moyen des dossiers divisé par ce taux moyen - permet d’envisager le milliard d’euros. On verra la pertinence de ce calcul lorsque les spécialistes du "Point de contact Régularisations" auront terminé de digérer ce volume de travail inattendu.

      Une communication sans failles

      Pourquoi une telle ruée vers le processus de régularisation qui a pris fin le 28 juin ? Pour François Parisis, directeur de la structuration patrimoniale chez Puilaecto Dewaay, il y a bien sûr le contexte international avec "l’affaire Cahuzac, le scandale de l’Offshoreleaks, l’annonce de la disparition prochaine du secret bancaire au Luxembourg et les pressions américaines sur la Suisse" . Mais il y a aussi une campagne d’information savamment menée par le gouvernement, doublée d’un resserrement de la législation fiscale. "Les annonces faites au fil du temps ont marqué les esprits : obligation de déclarer ses assurances-vie, puis ses structures patrimoniales comme les fondations, les trusts ou les sociétés offshore, la mise à mort programmée de la régularisation fiscale, la modification de la loi préventive du blanchiment avec l’obligation faite aux intermédiaires financiers de dénoncer les clients qui se sont rendus coupables de fraude fiscale grave, organisée ou non."

      Quel est le profil type de ces "repentis" ? "Plutôt des francophones, sachant que la loi sur la régularisation fiscale a été portée par l’ex-ministre des Finances Didier Reynders mais n’a pas bénéficié d’un soutien politique clair en Flandre. Et plutôt des contribuables ayant à régulariser ce que les banquiers appelle le "old money", ces patrimoines qui se transmettent de génération en génération. Avec, dans ce cas, des régularisations portant sur des revenus mobiliers. Les indépendants et les chefs d’entreprises générateurs du "new money" ont boudé cette opportunité. Mais on rencontre plus ce public du côté flamand, ce qui permettra peut-être à la DLUter de mieux fonctionner puisqu’elle permet de régulariser l’abus de biens sociaux et les cotisations sociales." On peut donc espérer que ce dernier tour de DLU (initialement Déclaration libératoire unique) sera un succès ? "Oui, dans la mesure où il y aura sans doute moins de dossiers déposés au cours du second semestre mais pour des montants et des pénalités plus élevés. Mais cette DLUter ne débutera réellement que lorsque les zones d’ombre de la loi seront éclaircies."

      Le fisc réclame plus de 386 millions d'euros à 234 Belges

      Belga Publié le jeudi 18 juillet 2013 à 05h41 - Mis à jour le samedi 20 juillet 2013 à 08h36

      Actualité Se régulariser pour éviter les ennuis ?

      L'Inspection spéciale des impôts (ISI) a traité 234 dossiers de contribuables apparaissant dans le "fichier HSBC" transmis par le ministre français des Finances à la Belgique en 2010. Le fisc réclame ainsi 386,4 millions d'euros à ces 234 personnes, rapporte Le Soir jeudi.

      En 2009, un ancien employé de la banque HSBC avait transmis à la France un fichier contenant les noms de personnes ayant des comptes secrets en Suisse. En 2010, la France fournissait une liste des contribuables belges figurant dans ce fichier à la Belgique.

      Le ministre des Finances Koen Geens a indiqué en Commission des Finances de la Chambre, dans une réponse à une question orale du député Georges Gilkinet (Ecolo), que l'ISI avait retenu 484 dossiers. Ceux-ci doivent faire l'objet d'une enquête approfondie. Quelque 342 autres dossiers ont également été transmis aux centres de contrôle fiscaux concernés.

      A la mi-mai, l'ISI avait traité 234 dossiers pour lesquels elle réclame la somme totale de 386,4 millions d'euros. Des actions avec la justice ont été entreprises, a ajouté le ministre.

      2013年8月1日星期四

      La Flandre change de logo: le lion rentre ses griffes - RTBF Belgique

       

      La Flandre change de logo: le lion rentre ses griffes

      BELGIQUE | Mis à jour le samedi 13 juillet 2013 à 10h18

      Le logo flamand a changé, pour un look beaucoup "moins agressif"

      • Le logo flamand a changé, pour un look beaucoup "moins agressif"
      • Le logo flamand a changé, pour un look beaucoup "moins agressif"

        Au revoir le lion toutes griffes dehors, la Flandre change de logo. Il vient d'être enregistré au bureau des marques. Le changement est radical, le lion subit une sérieuse opération.

        Le corps du lion flamand, que l'on connaît en plein mouvement, presque prêt à bondir, disparaît complètement. Plus qu'une moitié de gueule, un bout de crinière, un œil... Le tout très stylisé.

        Certains évoquent déjà plutôt une feuille de palmier.

        Pour Kris Peeters, ministre-président du gouvernement flamand, c'est un lion moderne. Plus question d'agressivité, mais ce lion reste droit et vous regarde dans les yeux, même s'il n'a qu'un œil.

        Cela fait longtemps que la Flandre voulait changer de logo. L'ancien se faisait vieux et un peu trop agressif. En outre plusieurs services flamands avaient développé leur propre petit logo.

        Cette fois le nouveau lion unira la Flandre. Lui et lui seul régnera, accompagné d'un slogan "State of the art" en anglais dans le texte, une manière de vanter l'expertise flamande.

        Ce changement intervient quelques semaines après celui effectué par la Wallonie, Mais la Flandre précise qu'il n'est pas question de suivisme. Cela fait plus d'un an qu'elle y travaille.

        Le bébé flamand sera présenté la semaine prochaine.

        Michel Lagase

      La Flandre change de logo: le lion rentre ses griffes - RTBF Belgique

      La Wallonie se paye un nouveau logo... à 60.000 euros

      belga Publié le jeudi 27 juin 2013 à 22h11 - Mis à jour le samedi 13 juillet 2013 à 10h34

      Belgique Les coûts de ce nouveau 'branding' se chiffrent à quelque 60.000 euros

      Le gouvernement de la Wallonie s'est mis d'accord jeudi sur une nouvelle identité visuelle pour rajeunir l'image de la Wallonie et (mieux) faire sa promotion à l'étranger. Ce nouveau 'branding', qui remplacera l'actuelle charte graphique vieille d'une dizaine d'années déjà, s'appuie sur un logo formé de cinq points noirs dessinant un W et associé au slogan: "Feel inspired" (Sentez-vous inspiré).

      "L'objectif est d'assurer un redéploiement de l'image internationale de la Wallonie et de créer une image qui s'éloigne d'un passé périmé avec des industries qui ne seraient plus de ce temps", a commenté jeudi le ministre-président Rudy Demotte lors d'une conférence de presse.

      Le nouveau logo pourra au besoin être décliné en quatre "auras" colorées évoquant tour à tour l'accessibilité, le savoir-faire technologique, l'idée de partage ou encore la qualité de vie en la Wallonie.

      Selon ses concepteurs, les cinq points du logo évoquent à la fois des pixels, pour illustrer l'idée de réseaux et de technologies, mais aussi les cinq continents à la croisée desquels on trouve la Wallonie.

      Le nouveau visuel prend soin de conserver une référence à la Belgique, le logo étant souligné par la mention "Wallonia.be".

      Cette initiative fait suite à l'étude réalisée en 2011 par McKinsey pour renforcer l'image de la Wallonie à l'étranger.

      En conclusion, le consultant avait suggéré à la Wallonie de mettre son "ouverture sur le monde" en avant dans sa politique de communication vers l'étranger. Cette nouvelle charte graphique sera utilisée dès la fin de cette année par les différents organes faisant la promotion de la Wallonie à l'étranger, que ce soit pour attirer des investisseurs, des chercheurs ou des touristes. Elle ne devrait dans un premier temps pas être utilisée à l'intérieur de limites de la Région.

      Les coûts de ce nouveau 'branding' se chiffrent à quelque 60.000 euros, qui viennent s'ajouter au 477.000 euros de l'étude McKinsey que l'opposition MR avait jugés à l'époque fort dispendieux."C'est en moment de crise qu'il faut hisser le pavillon, qu'il faut se démarquer", a justifié jeudi M. Demotte.

      L'économie wallonne dépend à 40% de ses exportations. C'est aussi l'une des régions au monde attirant le plus les investisseurs étrangers. D'où la nécessité de veiller à lui conserver une image moderne, a défendu de son côté le ministre wallon de l'Économie et du Commerce extérieur, Jean-Claude Marcourt: "Le plan Marshall a fait évoluer la perception de la Wallonie et de nous-mêmes. Au bout de dix ans, il était temps de se repositionner par rapport à ce que nous sommes aujourd'hui". 

      Aicha, 9 ans, en état de mort cérébrale après avoir mangé de la viande mal cuite au barbecue (vidéo) - lameuse.be

       

      Publié le Dimanche 14 Juillet 2013 à 13h02

      Actualité > Belgique

      Aicha, 9 ans, en état de mort cérébrale après avoir mangé de la viande mal cuite au barbecue (vidéo)

      VTM a annoncé, samedi soir, qu’une jeune fille de neuf ans était dans un état de mort cérébrale, à l’hôpital universitaire de Louvain, après avoir contracté la bactérie E-Coli. La demoiselle avait mangé de la viande pour barbecue mal cuite, selon un proche de la famille.

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      Capture RTL-TVi

      La jeune fille de neuf ans, originaire de Balen, en Campine, était entrée à l’hôpital universitaire de Louvain il y a une semaine. Elle avait mangé de la viande pour barbecue mal cuite, selon un proche de la famille.

      Victime de la bactérie E-Coli, la petite fille a d’abord connu des problèmes d’estomac et souffrait de diarrhée. Ces reins ont ensuite cessé de fonctionner. Elle a ensuite été foudroyée d’une attaque cardiaque, jeudi. Depuis, elle est dans un état de mort cérébrale.

      L’origine de la viande n’a pas été révélée.

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      ha, 9 ans, en état de mort cérébrale après avoir mangé de la viande mal cuite au barbecue (vidéo) - lameuse.be