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2013年6月28日星期五

Viager : ce que vous devez savoir | immo-particulier.be

 

Viager : ce que vous devez savoir

Un logement vous intéresse ? Comment payer son prix ? Il existe plusieurs réponses : comptant, bien sûr, c'est la formule la plus classique ; à l'aide d'un crédit, nécessité oblige. Mais aussi, pourquoi pas, au moyen d'une rente viagère que l'on versera durant la vie du vendeur. C'est cette dernière possibilité qui porte la dénomination de « viager immobilier ». L'option pour un tel contrat n'est pas rare, il connaît même un regain d'intérêt car il permet aux vendeurs de s'assurer des revenus supplémentaires et réguliers. Comme le jeu ou le pari, la vente en viager est un contrat aléatoire dont le principe est de faire courir un risque à ceux qui le contractent, risque le plus souvent calculé car il ne manque pas de fondement économique pour les signataires de l'acte. Par ces multiples aspects, la vente ou l'achat d'un logement en viager est donc une formule adaptée à de nombreuses situations et intéresse à juste titre beaucoup de particuliers. En voici les mécanismes.

Qu'est qu'une vente en viager ?

Vendre un bien en viagr, c'est en transférer la propriété à un tiers, appelé « débirentier », qui devra, en compensation, verser au vendeur, appelé « crédirentier », une rente jusqu'à son décès. Dans ce cas, la rente sera constituée au profit d'un vendeur unique, donc sur une seule tête. Une rente peut aussi être constituée pour être payée jusqu'au décès de la dernière personne vivante ; on parlera alors de rente constituée sur « plusieurs têtes ». Ainsi, si un mari et son épouse stipulent que la rente versée en contrepartie de la vente d'un immeuble leur appartenant doit être payée jusqu'au décès de l'époux (ou de l'épouse) survivant( e), on dira que la rente est constituée « sur deux têtes ». Bien que cela soit très rare, mentionnons également que l'on peut constituer la rente sur la tête d'un tiers. Dans ce cas, elle ne sera due au crédirentier que durant la vie de ce tiers qui, par définition, est une personne étrangère au contrat.

Pourquoi vendre en viager ?

Si la vente en viager trouve de plus en plus d'adeptes, c'est parce qu'elle permet au vendeur ou crédirentier de profiter de revenus supplémentaires à un moment de sa vie où, le plus souvent, l'essentiel de ceux-ci est constitué de retraites ou pensions. A ce titre, on peut comparer la rente à une véritable retraite complémentaire. Ainsi, le couple sans enfant, ne disposant pas de revenus suffisants pour continuer à vivre décemment, se laissera tenter par cette forme de vente qui aura pour lui le double avantage de régler un éventuel problème successoral et d'améliorer la qualité de sa vie quotidienne. Pour ces couples, la rente aura un véritable côté « alimentaire ». Pour l'acheteur ou débirentier, les raisons économiques seront bien entendu très différentes. Pour lui, il s'agira essentiellement d'un « placement épargne » avec, en prime, l'espoir d'une « bonne affaire ».

Un contrat toujours aléatoire

Comme son nom l'indique, le viager est un contrat qui s'exécute le temps de la vie du crédirentier, c'est-à-dire du vendeur. La survenance de son décès, qui est par définition imprévisible, donne au contrat sa caractéristique essentielle qui est d'être « aléatoire ». Ainsi, l'acquéreur, débiteur de la rente, bénéficie d'un avantage si le décès du vendeur intervient peu de temps après la vente ; il subira par contre une perte si le décès en est éloigné. L'article 1964 du Code civil définit le contrat aléatoire comme « une convention réciproque dont les effets... dépendent d'un événement incertain », ce qui, appliqué au viager, aboutit à un pari sur la durée de la vie humaine. L'aléa est le fondement du contrat et son absence entraînerait sa nullité. Donnons un exemple :

Nécessaire incertitude ? Un acquéreur est informé, par ses relations ou ses connaissances médicales, de la maladie d'un vendeur. Il conclut cependant avec lui une vente viagère. L'état de santé du crédirentier se dégrade et celui-ci décède deux mois après. Dans ce cas, ses héritiers peuvent demander la nullité du contrat.

Viager libre ou viager occupé

On désigne par viager libre, la vente d'un bien immobilier (logement, maison, terrain, etc.) dont l'acquéreur aura la libre disposition (pour l'occuper ou le louer). La situation sera différente si le vendeur se réserve la jouissance du bien sa vie durant. On parlera alors de viager occupé. Nous verrons que le choix entre l'une ou l'autre de ces solutions aura des conséquences sur la rente.

Le compromis de vente

Le viager immobilier permet à toute personne qui le souhaite de vendre son appartement, sa maison, son terrain ou, pourquoi pas, des murs commerciaux. S'agissant de la cession d'un bien immobilier, cette mutation va se dérouler suivant les règles générales qui s'attachent à ce type de vente. Ainsi, la rédaction d'un compromis de vente en l'attente de la signature de l'acte authentique permettra de définir les accords entre les parties. S'agissant de viager, ces accords porteront aussi sur des clauses très spécifiques qu'il faut bien appréhender. Vous pouvez établir le compromis de vente et le signer entre vous (sous seing privé). Dans le cas d'une vente classique, cette solution est tout à fait possible et nous avons d'ailleurs édité une brochure pour vous y aider, le compromis de vente. Mais, s'agissant d'un viager, nous vous recommandons vivement de vous adresser à un notaire. C'est en effet dès le compromis de vente que devront être décidées toutes les conventions relatives à l'occupation, à la répartition des charges et surtout à la rente. Vous devrez ensuite vous tenir à ces conventions, l'acte authentique ratifiant la vente ne faisant que les reprendre sans les modifier. Les personnes qui doivent signer le compromis de vente sont les mêmes que celles qui signent le contrat de vente. En ce qui concerne les frais, notez qu'ils sont à la charge de l'acquéreur. Si vous faites le compromis chez un notaire, celui-ci vous les indiquera. Si, par contre, malgré nos conseils, vous établissez l'acte entre particuliers, notez que vous devrez l'établir en deux exemplaires.

L'acte authentique

Comme pour toute mutation de bien immobilier, l'acte de vente devra être dressé et reçu par un notaire. Vous devrez donc en contacter un pour lui communiquer les différentes conventions prises avec l'autre partie. Quant aux frais de notaire, sachez que ce sont les mêmes que ceux d'une acquisition immobilière classique. Notez que ces frais sont calculés sur le prix ou la valeur vénale du bien vendu. N'oubliez pas que comme pour toute vente : – la vente en viager est en principe précédée, comme nous l'avons vu,d'un compromis de vente que nous conseillons de faire établir par un notaire ; – l'ensemble des frais d'acquisition doit être versé par l'acquéreur au notaire le jour de la signature de la vente ; – enfin, les formalités à accomplir sont les mêmes que pour une vente ordinaire (pièces d'urbanisme, état hypothécaire, etc ; c'est le notaire qui se charge de réunir ces pièces). Les signataires C'est le notaire qui va rédiger et recevoir le contrat. Les personnes qui le signent sont au minimum deux, celle qui vend et celle qui achète ; la première, bénéficiaire de la rente, est qualifiée de crédirentier et la seconde de débirentier. Etant donné le caractère très particulier du viager, le vendeur est généralement une personne physique (célibataire, divorcé, veuf). Mais il peut s'agir également de deux époux.Ainsi, si le bien appartient aux deux, ou bien s'il constitue le logement de la famille, il y a deux signataires Côté acquéreur, la vente sera signée par le débirentier s'il est célibataire ou séparé de biens et qu'il désire acheter seul, ou par les deux époux s'ils sont mariés sous un régime de communauté, ou, si étant séparés de biens, ils acquièrent le bien conjointement. Le contenu des actes Dans le compromis de vente, puis ensuite dans l'acte authentique, devront figurer un certain nombre de clauses. Certaines sont celles qui figurent dans toute vente classique : – l'identification des parties (nom, adresse, régime matrimonial, etc.) ; – l'identification des biens (adresse, section cadastrale, destination, etc.) ; – l'acompte dans le compromis de vente ; – la superficie du lot si la vente concerne un lot de copropriété. D'autres sont spécifiques à la vente en viager, ce sont ces clauses que nous allons maintenant étudier en détail.
La première d'entre elles concerne l'occupation du bien pendant le viager. Vous avez en effet deux possibilités, soit vous vendez votre bien libre de toute occupation et de toute réserve de jouissance, on parlera dans ce cas de viager libre ; soit vous vous réservez ces droits et l'on parlera alors de viager occupé. Le viager occupé Cette convention prise avec le débirentier permet au vendeur de mobiliser un capital tout en conservant, sa vie durant, l'usage du bien vendu. Le terme de réserve de jouissance vise en réalité deux hypothèses distinctes qu'il faudra bien entendu préciser dans l'acte de vente : la réserve d'usufruit ou la réserve de droit d'usage et d'habitation qui confère à son bénéficiaire des prérogatives plus restreintes. Si le vendeur vend la nue-propriété d'un bien, il s'en réservera l'usufruit que l'article 578 du Code civil définit comme le « droit de jouir des choses dont un autre a la propriété... mais à la charge d'en conserver la substance ». Dans le cas de réserve d'usufruit portant sur un logement, le crédirentier aura le droit de l'habiter sa vie durant ou de le louer. S'il loue le bien sans l'accord du nu-propriétaire pour plus de neuf ans, les baux qu'il a consentis ne seront obligatoires à l'égard de ce dernier que pour le temps qui reste à courir, soit de la première période de neuf ans si les parties s'y trouvent encore, soit de la seconde et ainsi de suite, de manière que le preneur n'ait que le droit d'achever la jouissance de la période de neuf ans où il se trouve (article 595 du Code civil).

Réserve d'usufruit Un crédirentier a vendu en viager un logement dont il s'est réservé l'usufruit. Peu de temps après la vente, il a consenti un bail d'une durée de douze années à courir à compter du 1er janvier 2002.L'usufruitier (dans notre exemple, le crédirentier) décède le 1er janvier 2003. Dans ce cas, la première période de neuf ans s'éteignant le 1er janvier 2011, les acquéreurs devront respecter le bail jusqu'à cette date. Si les acquéreurs, débirentiers, avaient accepté le bail, ils auraient par contre été tenus de le respecter jusqu'à son terme, soit le 1er janvier 2014.

Bon à savoir : la conclusion d'un bail commercial excède les pouvoirs d'un usufruitier. Il lui faudra obtenir l'accord du nu-propriétaire. Si celui-ci refuse, seuls les tribunaux pourront autoriser l'usufruitier à conclure ce type de bail. En fait, très souvent, pour limiter le risque d'une location, l'acquéreur préférera que le vendeur ne se réserve que le droit d'usage et d'habitation. Il s'agit de la réserve la plus courante qui permet au crédirentier de conserver la jouissance du bien qu'il a vendu pour ses besoins personnels et ceux de sa famille. L'article 631 du Code civil précise que l'usager ne peut dans ce cas ni céder ni louer son droit à quiconque. L'article 632 du Code civil ajoute que « celui qui a un droit d'habitation dans une maison peut y demeurer avec sa famille quand même il n'aurait pas été marié à l'époque où ce droit lui a été donné ». La doctrine et la jurisprudence considèrent que le mot famille comprend le conjoint de l'usager, ses enfants et son personnel, mais non les ascendants ou parents collatéraux. En cas d'extension, il sera nécessaire de prévoir la situation particulière dans le contrat. A noter : il est courant de trouver dans les contrats de vente une clause obligeant les héritiers du crédirentier à libérer les lieux de tout ce qui s'y trouve dans les trois mois et quarante jours suivant le décès du crédirentier. Durant cette période, aucun loyer ne pourra être exigé. La répartition des charges et des travaux Source de nombreux conflits, la répartition des charges entre le crédirentier et le débirentier doit être une préoccupation importante.Voyons les différents cas : Cas d'un viager libre : aucun problème. Ce cas s'assimile à une vente ordinaire. L'ensemble des charges revient donc au débirentier. Cas d'un viager occupé : c'est là où le bât blesse. Qui doit acquitter les dépenses d'entretien ? Le vendeur occupant encore les lieux ou bien le débirentier propriétaire du bien ? Il n'y a pas de loi en la matière. Il est donc nécessaire d'être très précis à ce sujet dans la rédaction du contrat. Nous vous conseillons d'adopter les règles de répartition suivantes (qui s'inspirent des articles 605 et 606 du Code civil) qui n'ont rien à voir avec celles des locataires. Le débirentier sera tenu aux grosses réparations conformément à l'article 606 du Code civil. De plus, il devra entretenir le bien immobilier afin que les grosses réparations ne soient pas la conséquence du défaut d'entretien ou de réparation. Le crédirentier sera tenu aux contributions et charges (article 608 du Code civil), notamment les impôts fonciers.

La rente

C'est l'un des éléments déterminants du contrat. Pour le vendeur, il s'agira d'une source de revenus importante, souvent exclusive, pour l'acquéreur, d'un moyen d'investir dans l'immobilier sans faire appel au crédit et sans apport initial important. Pour toutes ces raisons, le calcul d'une rente suppose la connaissance de quelques mécanismes juridiques et financiers.

Quelques généralités
Dans la plupart des cas, la rente viagère est constituée sur la tête et au profit du vendeur qui la percevra tant qu'il vivra. Cependant, la rente pourrait être valablement constituée au profit d'un tiers ou même au profit de plusieurs bénéficiaires.

A vend à B à charge pour ce dernier de verser la rente à C. Dans ce cas, C percevra sa vie durant la rente que B devra lui régler.

Le montant de la rente étant notamment déterminé en fonction de l'âge de la personne sur la tête de laquelle elle est constituée, celle-ci doit être clairement identifiée dans le contrat. A noter enfin qu'une rente viagère peut être constituée sur la tête de plusieurs personnes et que, dans ce cas, elle peut être réductible ou réversible selon ce qui aura été prévu lors du contrat. Nous verrons plus loin les différences qui existent entre ces deux notions. Le débirentier a, quant à lui, l'obligation de payer les arrérages aux conditions prévues à l'acte de vente pendant la vie du crédirentier. Important : la rente viagère ne s'éteint pas au décès du débirentier, son paiement reste à la charge des héritiers. Pour éviter cette charge, certains débirentiers souscrivent des contrats d'assurance- vie dont le capital permet le rachat de la rente. Dans ce cas, il est nécessaire qu'une clause du contrat ait prévu cette possibilité. Très souvent d'ailleurs, les crédirentiers l'exigent lorsqu'ils craignent le recouvrement de leur rente auprès des héritiers. La détermination de la rente L'article 1976 du Code civil permet aux parties de fixer librement le montant de la rente. Toute autre solution paraîtrait d'ailleurs difficile en raison du grand nombre de paramètres qui sont susceptibles de la faire varier d'une opération à une autre. En effet, ce montant va dépendre : – de la nature des droits cédés : viager libre, viager occupé avec réserve du droit d'usage et d'habitation ou réserve d'usufruit ; – de l'âge, du sexe et donc de l'espérance de vie du crédirentier, mais aussi des prévisions que son état de santé permettent de faire ; – de la valeur des biens vendus ainsi que de leur rentabilité ; – de l'existence éventuelle et de l'importance du bouquet qui a été payé comptant dès la signature de l'acte. La nécessité d'un prix véritable Dans le but de veiller à l'équilibre du contrat et de protéger le vendeur d'immeuble, la liberté contractuelle n'autorise cependant pas que la vente soit consentie moyennant des conditions financières dérisoires ou non sérieuses. Il en serait ainsi si le montant de la rente était inférieur ou égal aux revenus nets de l'immeuble effectivement perçus, tels les loyers, après déduction des frais d'entretien, dans le cas bien entendu où aucun bouquet n'aurait été prévu. Autre cas de nullité : la constitution d'une rente à un prix dérisoire eu égard à sa durée probable de versement ; telle serait l'hypothèse visant la rente viagère constituée sur la tête d'une personne âgée et malade dont le décès est imminent. En effet, la vente d'un immeuble en viager étant un contrat aléatoire dont les effets dépendent d'un événement incertain qui est le décès du crédirentier, l'absence d'aléa rendrait le contrat nul. La fixation du prix En matière de viager immobilier, le prix c'est la rente, ce qui explique d'ailleurs que la plupart des annonces de vente ne mentionnent que celleci, précédée s'il y a lieu du montant du bouquet. Plus précisément, dans notre journal est généralement indiquée la rente mensuelle. Si la valeur globale du bien n'apparaît habituellement pas, il faut cependant l'estimer pour déterminer justement le montant de la rente.

Important : Pour connaître le prix du bien que l'on désire vendre, il faudra en déterminer la valeur.

Exemple Si une personne désire vendre son appartement et qu'elle hésite entre un viager libre ou occupé avec réserve d'usufruit, le prix sera bien entendu différent et moindre dans le second cas. Il en sera de même au niveau de la rente calculée sur deux valeurs distinctes (80 000 et 100 000 euros par exemple). Si, au dernier moment, le vendeur décide de vendre occupé en se réservant l'usufruit et en demandant un bouquet de 30 000 euros, la rente ne sera plus calculée que sur 80 000 - 30 000 euros soit 50 000 euros. Elle sera donc à nouveau minorée.

Il convient enfin de savoir que la valeur du bien vendu en viager doit obligatoirement être portée dans les actes notariés constatant la vente en viager et ceci pour des raisons fiscales. Il est en effet indispensable au calcul des droits de mutation (enregistrement ou taxe de publicité foncière), des frais de notaire ainsi qu'éventuellement d'une plus-value immobilière. Le taux de la rente Le taux détermine le montant de la rente annuelle pour 100 € de capital. Ainsi, si le taux est égal à 11, le crédirentier touchera une rente annuelle de 11 € pour 100 € de capital. Si les parties peuvent librement fixer le taux de la rente, il leur faudra toutefois aboutir à un résultat acceptable. La notion de rentabilité d'un bien Pour que le calcul de la rente soit vraiment correct, il faut tenir compte de la rentabilité réelle du bien vendu en viager et non établir un taux moyen. Généralement le taux de rentabilité varie selon la nature du bien de 2 à 10 %. A titre indicatif, il est compris entre 5 et 7 % pour les immeubles récents loués en loyer libre. Ainsi, pour un propriétaire qui vendrait son logement occupé en s'en réservant l'usufruit, la valeur de la nue-propriété variera en fonction de la rentabilité retenue. Plus la rentabilité est faible, plus la valeur de la nue-propriété est importante, ainsi que la rente sur laquelle elle est calculée.

La rente réversible et réductible Lorsque la rente est constituée sur deux têtes, elle peut être réductible au premier décès ou encore réversible au profit du survivant. Dans le premier cas, il y aura en fait deux rentes viagères distinctes calculées en cas de vente d'immeuble sur la moitié de sa valeur, l'une sur la tête du mari, l'autre sur celle de l'épouse. En cas de décès de l'un des crédirentiers, sa rente s'éteindra, laissant subsister l'autre. En revanche, si la rente est réversible, elle devra être versée sans aucune modification jusqu'au décès du survivant des crédirentiers. Dans ce cas, il va de soi que le montant de la rente de base sera nettement inférieur au montant cumulé des deux rentes distinctes. Exemples de rente pour un viager libre Rappelons qu'il s'agit de la vente d'un bien immobilier en toute propriété à un acquéreur qui servira une rente au vendeur jusqu'à son décès. Nous donnons ci-après quelques exemples de calcul.

Viager libre sur une tête sans bouquet Age du vendeur : 70 ans Valeur du bien : 100 000 € Rentabilité théorique : 2,50 % 100 € de capital correspondant à une rente de 6,792 €. Soit pour 100 000 € : (100 000 x 6,792 ) / 100 = 6 792 € La rente annuelle sera donc de 6 792 € et la rente mensuelle de 566 €.

Viager libre sur une tête avec bouquet Même exemple que ci-dessus mais l'on suppose le versement d'un bouquet de 20 000 €. La rente sera calculée sur : 100 000 € - 20 000 € = 80 000 €. La démarche est la même que ci-dessus : Soit pour 80 000 € : (80 000 x 6,792 ) / 100 = 5 433,60 € La rente annuelle sera donc de 5 433,60 € et la rente mensuelle de 452,80 €.

Viager libre sur deux têtes sans bouquet Age des vendeurs : 55 et 50 ans Valeur du bien : 100 000 € Rentabilité théorique : 2,50 % Nature de la rente : réversible 100 € de capital correspondant à une rente de 3,680 €. (on tient compte de l'âge du plus âgé des vendeurs). Soit pour 100 000 € : (100 000 x 3,680 ) / 100 = 3 680 € La rente annuelle sera donc de 3 680 € et la rente mensuelle de 306,67 €.

L'évaluation de l'occupation

Nous venons de voir le montant possible de rente lorsque le viager est cédé libre.Mais il peut également être vendu occupé et le crédirentier peut alors se réserver soit : – un usufruit (il peut habiter mais aussi louer) ; – un droit d'usage et d'habitation (location interdite). Voyons l'incidence de ces deux possibilités différentes sur l'évaluation de la rente.

Comment évaluer l'usufruit ? Sa valeur théorique se déterminera en tenant compte de l'âge et du sexe de l'usufruitier mais aussi de la rentabilité réelle du bien aliéné. Plus la rentabilité est élevée, plus l'usufruit aura de valeur puisque dans ce cas l'usufruitier touchera des revenus plus importants. Corrélativement, la nue-propriété aura une valeur moindre.

Exemple Si un logement a une valeur en pleine propriété de 100 000 € et que son usufruit vaut 44 968 € (propriétaire : homme de 75 ans - rentabilité théorique : 5 % par exemple), sa nue-propriété vaudra 55 032 €. C'est sur cette dernière somme que la rente sera calculée car conservant l'usufruit, il ne peut vendre en viager que la nue-propriété.

A noter : la valeur de la pleine propriété d'un bien est égale à la valeur de son usufruit et de sa nue-propriété. Comment évaluer le droit d'usage ? En raison de son caractère plus restrictif par rapport à l'usufruit, on majore en règle générale la rente de 10 %. N'oublions pas en effet que le titulaire d'un droit d'usage et d'habitation n'a qu'un droit personnel sur le bien. Il peut arriver qu'il soit obligé de quitter le logement vendu, pour des raisons de santé par exemple, sans pouvoir le louer, à la différence de l'usufruitier. Bon à savoir : en vue de prévoir cette situation, il est recommandé de préciser dans l'acte de vente qu'en cas d'abandon du bien pour quelque cause que ce soit, le vendeur crédirentier aura droit à une indemnité compensatrice. Celle-ci sera convenue entre les parties, et, à défaut d'accord, par un tiers. Exemples de rente pour un viager occupé Pour comprendre le mécanisme d'évaluation de l'usufruit ou du droit d'usage selon les cas, ainsi que de la rente, nous donnons ci-après quelques exemples.

Viager sur une tête sans bouquet avec réserve d'usufruit
Age du vendeur : 70 ans Valeur du bien : 100 000 € Rentabilité théorique : 2,50 %. (100 000 x 554,91 ) / 1 000 = 55 491 €. Etant donné la réserve d'usufruit prévue au contrat, la rente sera calculée sur la valeur de la nue-propriété soit : 100 000 - 55 491 = 44 509 €. Comme 100 € de capital correspondent à une rente de 6,792 €, la rente annuelle sera de : (44 509 x 6,792 ) / 100 = 3 023,05 €.

Viager sur une tête sans bouquet avec réserve du droit d'usage et d'habitation
Même exemple que ci-dessus mais l'on suppose que le vendeur se réserve le droit d'usage et d'habitation. Nous avons vu que ce droit ayant une valeur moindre par rapport à l'usufruit, nous préconisons une majoration de la rente de l'ordre de 10 % soit dans notre exemple : 3 023,05 € + 10 % de 3 023,05 € = 3 325,36 €. La rente annuelle sera donc de 3 325,36 €.

L'indexation de la rente

Elle est généralement prévue dès la conclusion du contrat de vente pour permettre au crédirentier de se prémunir contre l'inflation monétaire. Les rentes viagères étant considérées comme des dettes alimentaires, leur indexation est libre sous réserve qu'elle ne déséquilibre pas les prestations réciproques des parties. Pour faire jouer l'indexation, vous aurez les possibilités suivantes : – soit réviser la rente chaque année à la date anniversaire du contrat (solution que nous préconisons) ; – soit la réviser dès que la variation de l'indice aura dépassé un certain seuil (5 ou 10 % par exemple).

Calcul de la révision annuelle d'une rente
Soit une rente annuelle de 3 600 €, constituée aux termes d'un acte de vente signé le 15 mars 2001 et stipulée payable par mois et d'avance le 15 de chaque mois. L'indice retenu est l'indice mensuel des prix à la consommation hors tabac pour l'ensemble des ménages. Dernier indice connu lors de la signature de la vente : janvier 2001 : 102,3. Dernier indice connu à la date du premier anniversaire (15 mars 2002) : janvier 2002 : 104,4. La rente sera révisée de la manière suivante : (3 600 x 104,4) / 102,3 = 3 673,90 par an soit : 306,15 € par mois et ce, à compter de la mensualité payable le 15 mars 2002.

Les arrérages Le terme désigne chaque versement périodique de la rente.L'acte de vente et même la promesse de vente devront prévoir leurs date et lieu de paiement. Il faut savoir que si rien n'a été prévu au contrat, les arrérages sont payables à terme, c'est-à-dire à la fin de chaque année, semestre, trimestre ou mois selon le cas et qu'ils sont quérables, c'est-à-dire payables au domicile du débirentier. S'agissant de règles auxquelles on peut déroger, il est généralement convenu que la rente sera payable d'avance et mensuellement et que son paiement aura lieu au domicile du crédirentier. Important : les actions en paiement des arrérages des rentes viagères se prescrivent par cinq ans (article 2277 du Code civil). Ce délai court à compter du jour du dernier paiement. Nous verrons plus loin que leur nonpaiement n'entraîne pas la résolution automatique du contrat (action résolutoire), sauf si une convention spéciale (clause résolutoire) introduite dans celui-ci la prévoit. Les garanties du vendeur Le vendeur crédirentier bénéficie de deux garanties qui lui permettront de sanctionner toute défaillance du débirentier qui n'assumerait plus le paiement de la rente. Il s'agit du privilège du vendeur et de la clause résolutoire. Le privilège du vendeur C'est une garantie qui permet de faire saisir l'immeuble et de le vendre afin d'obtenir une somme suffisante pour assurer le paiement de la rente.Vous devrez alors vous adresser à un huissier et ensuite au tribunal de grande instance par l'intermédiaire de votre avocat. A noter : pour permettre l'exercice de ce privilège au cas où l'immeuble viendrait à disparaître en cas d'incendie, le vendeur crédirentier aura intérêt à obliger l'acquéreur à souscrire une assurance contre l'incendie tant qu'il restera débiteur de la rente. Ainsi, en cas de sinistre, les indemnités se substitueront à l'immeuble comme gage du crédirentier. Pour donner toute son efficacité à cette clause, il faudra notifier la vente en viager à la compagnie d'assurances,
afin qu'elle ne se dessaisisse pas de l'indemnité en cas de sinistre. La clause résolutoire Elle constitue une garantie supplémentaire en faveur du vendeur crédirentier. Cette clause, introduite dans l'acte notarié, a d'autant plus d'importance que l'action résolutoire ne peut jouer dans les ventes moyennant une rente viagère, en raison des termes de l'article 1978 du Code civil. Rappelons que tout vendeur peut demander judiciairement la résolution de la vente qu'il a consentie si l'acheteur ne paie pas le prix (article 1654 du Code civil), sauf dans notre cas. Pour pallier cette absence légale de garantie, des notaires prévoient systématiquement dans leurs actes une clause résolutoire qui permet au vendeur d'obtenir le même résultat, puisque l'on peut déroger à l'article 1978 du Code civil. Si celle-ci est exercée, le crédirentier demandera au juge son application qui prévoit généralement que lui restent acquis, à titre de dommages-intérêts, les améliorations effectuées par l'acquéreur sur les biens, les termes de la rente déjà versés, ainsi que le bouquet, s'il y a lieu. L'extinction du viager La rente viagère s'éteint par la survenance de divers événements. Dans certains cas, le passé n'est pas remis en cause, dans d'autres, il y a lieu de remettre les choses dans l'état où elles étaient avant la vente. Nous allons indiquer brièvement ces différentes situations. Le décès du crédirentier Le viager s'éteint par le décès du (ou des) crédirentier(s). Cette situation est si évidente qu'elle n'est pas relevée dans le Code civil. Elle entraîne bien entendu la cessation du paiement de la rente ainsi que l'extinction de l'usufruit ou du droit d'usage et d'habitation que le vendeur avait pu se réserver sur l'immeuble vendu. A noter : le viager s'éteint quelles que soient les causes du décès du crédirentier (mort naturelle ou suicide). Le décès dans les 20 jours Il s'agit d'une situation bien particulière prévue par l'article 1975 du Code civil. Il va de soi, dans ce cas, que la rente s'éteint du fait du décès mais surtout, le contrat est considéré comme nul. Pour aboutir à cette situation, trois conditions doivent être réunies : – le crédirentier doit être atteint au jour du contrat d'une maladie entraînant son décès ; – ce décès doit intervenir dans les 20 jours de la date du contrat ; – enfin, son décès doit être la conséquence de la maladie dont il était atteint au jour du contrat. Ce sont bien sûr les héritiers du crédirentier ou ses créanciers qui auront intérêt à demander cette nullité car elle leur permettra de réintégrer le bien vendu dans le patrimoine du vendeur décédé, donc dans sa succession. En contrepartie, ils devront restituer au débirentier les arrérages déjà versés de manière à se retrouver dans la situation de départ.

Comment se calcule le délai de 20 jours
Si la vente est signée le 2 janvier, le délai court du 3 jusqu'au 22 janvier minuit. Important : la jurisprudence applique la nullité prévue à l'article 1975 du Code civil dans le cas où la rente est constituée sur la tête de deux ou plusieurs personnes et si celle-ci est réductible. La jurisprudence n'admet pas la nullité dans le cas de rentes réversibles.

A noter : le délai de 20 jours court à partir du lendemain de la date de signature du contrat La renonciation du crédirentier La rente viagère peut aussi s'éteindre si le crédirentier renonce à la percevoir en dispensant le débirentier de la lui verser. Bien entendu, ce cas ne se présente que dans des situations très particulières. Si rien n'empêche la renonciation au bénéfice d'un droit sur le plan civil, cette situation aura des conséquences auxquelles il faudra prendre garde sur le plan fiscal. En effet, l'avantage financier que le débirentier tirera de la renonciation, puisqu'il ne paiera plus la rente, sera considéré comme libéralité et sera imposé au même titre qu'une donation.

Le rachat de la rente

L'article 1979 du Code civil ne permet pas au débiteur d'une rente viagère de la racheter en offrant de rembourser le capital et de renoncer à la restitution des arrérages déjà versés. Le débirentier est donc tenu de verser la rente pendant toute la vie des personnes sur la tête desquelles elle a été constituée. L'article 1979 du Code civil s'impose aux héritiers du débirentier ainsi qu'à la masse de ses créanciers en cas de redressement judiciaire. Ni l'excessive durée de vie du crédirentier ni l'importance du service de la rente résultant de l'indexation ne les autorisent à ce rachat. Cependant, cette règle n'étant pas d'ordre public, il est toujours possible d'y déroger. Dans ce cas, le contrat de vente en viager prévoira la possibilité pour le débirentier de verser auprès d'une compagnie d'assurances ou de la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance une somme permettant le service de la rente. Attention : les rentes versées par la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance ou les compagnies d'assurances n'étant pas indexées, nous déconseillons cette méthode pour le crédirentier.

Autres cas d'extinction

A titre de rappel, nous indiquons ici la clause résolutoire introduite dans le contrat de vente qui permet au crédirentier de mettre un terme au viager dans le cas de non-paiement de la rente. Retenons que la résolution fait disparaître rétroactivement l'acte de vente initial, les parties se trouvant placées dans le même état que si la vente n'était jamais intervenue. Autre cas d'extinction, « la rescision pour lésion » permet au vendeur de demander en justice la nullité de la vente dans le cas ou il a été lésé de plus des 7/12 du prix de l'immeuble ; celleci s'apprécie au jour de la vente. Tel serait le cas pour un logement évalué 120 000 € et vendu moins de 50000 €. Malgré l'exception de l'article 1674 du Code civil qui écarte les ventes aléatoires du bénéfice de cette action au motif que « l'aléa chasse la lésion », la jurisprudence l'admet lorsque les circonstances donnent aux juges le moyen de déterminer la valeur des obligations soumises à l'aléa ; ce qui sera le cas si la vente est consentie moyennant un prix déterminé par un capital immédiatement converti en rente viagère. Par contre, la simple indication de l'évaluation du bien au titre des déclarations fiscales ne suffira pas pour apprécier la lésion.

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Je règle les rentes trimestriellement et d'avance, comme cela a été prévu au contrat de vente signé chez le notaire. Dans le cas où le crédirentier décède en début de trimestre, puis-je récupérer le prorata d'arrérages correspondant à la période du trimestre d'après son décès ?

L'article 1980 alinéa 2 du Code civil prévoit que s'il a été convenu que la rente serait payable d'avance, le terme est acquis en entier au crédirentier du jour de la date normale de paiement. En raison de ce texte et à défaut de conventions contraires, vous ne pourrez donc pas récupérer le prorata d'arrérages postérieur au décès. Cette disposition profite donc aux héritiers du crédirentier.

Peut-on vendre en viager à un enfant ?

Rien n'interdit à des parents de vendre en viager à l'un de leurs héritiers en ligne directe et à l'un de leurs enfants par exemple. Dans ce cas toutefois, l'article 918 du Code civil assimile la vente à une donation déguisée si les autres héritiers en ligne directe, frère et sour de l'acheteur par exemple, n'ont pas donné leur accord à cette vente. En fait, on présume que le prix n'a pas été payé par l'enfant acquéreur, et cette gratuité a pour effet de réintégrer l'immeuble dans le patrimoine du parent vendeur à son décès, donc dans sa succession en vue du partage de ses biens. Cette situation peut aboutir au dessaisissement de l'immeuble acquis par l'enfant. Important : seuls les héritiers en ligne directe, enfants ou petits-enfants en cas de décès de leur auteur, ont la possibilité de faire jouer l'article 918 du Code civil. N'oubliez pas non plus que votre notaire devra vous conseiller et vous alerter dans chaque cas particulier sur les conséquences de cette convention.

Peut-on revendre le bien que l'on a acquis en viager avant le décès du crédirentier ?

Oui. L'immeuble acquis moyennant une rente viagère peut toujours être revendu par le débirentier à un sousacquéreur même si le crédirentier ne donne pas son accord. Il suffira alors au débirentier de lui faire signifier la vente par voie d'huissier. Cette situation pourra se présenter si le débirentier ne peut plus subvenir au service de la rente ou pour toute autre raison qui lui sera personnelle. Dans ce cas, deux hypothèses peuvent être envisagées : – le sous-acquéreur paie comptant un prix correspondant à la valeur de l'immeuble (maison ou logement) et l'acquéreur initial continuera d'assumer le versement de la rente viagère. Pour que cette possibilité puisse se réaliser, il faudra que le crédirentier accepte une autre garantie que celle existant sur le bien (privilège de vendeur) et que le débirentier puisse la lui fournir (hypothèque, caution, etc.) ; – le sous-acquéreur s'engage à assurer le service de la rente viagère aux lieu et place de l'acquéreur initial. Dans ce cas, le vendeur crédirentier interviendra à l'acte de cession pour accepter le nouveau débirentier et décharger l'ancien, mais généralement il n'en fait rien, de manière à pouvoir réclamer le paiement de la rente à l'acquéreur initial en cas de défaillance de ce nouveau propriétaire. Comme on le voit, ce type de situation doit avoir pour résultat de ne rien changer au service de la rente ainsi qu'aux garanties qui y sont attachées.

Ancien commerçant, j'ai cédé mon fonds de commerce voilà déjà trois ans. Son propriétaire actuel propose de m'acheter les murs de ce fonds dont je suis resté propriétaire. Puis-je lui proposer une vente en viager ?

Cela est tout à fait possible et rien ne différencie ce type de vente de celle de son logement. Une seule particularité toutefois : les frais d'acquisition à la charge du débirentier. En raison du caractère commercial de la transaction, les droits dus sur la mutation à l'administration fiscale sont de l'ordre de 18 % du prix ou de la valeur des murs cédés, ce qui avec les hypothèques, timbres fiscaux, etc, peut dépasser les 20 %. Mais que votre acquéreur se rassure, il en serait de même s'il achetait comptant ou à crédit.

Viager : ce que vous devez savoir | immo-particulier.be

Vente avec rente viagère

Malgré le caractère déplaisant de la vente en viager, où une partie a un intérêt financier à ce qu'une autre décède, cette formule peut être intéressante tant pour le vendeur que pour l'acquéreur. Mais quelles sont ses particularités?

Une vente moyennant le paiement d'une rente viagère est semblable à une vente ordinaire : un vendeur vend son immeuble à un acquéreur qui accepte et qui s'engage à payer un prix. Seules les modalités de paiement du prix diffèrent : au lieu de payer le prix en une seule fois, l'acquéreur le paiera en plusieurs tranches, jusqu'au jour du décès du vendeur : ce sera une rente viagère constituée sur sa tête.

La rente viagère

Il n'existe pas de tables légales déterminant le montant de la rente que le vendeur doit demander, et les parties peuvent la déterminer librement, en tenant compte notamment de l'âge du vendeur. Il faut cependant veiller à un équilibre correct : en cas de sous-évaluation de la rente, l'administration de l'enregistrement aura tendance à y voir une donation déguisée.

La rente sera due jusqu'au jour du décès du vendeur (le crédirentier), mais les parties peuvent également prévoir un terme fixe : par exemple, la rente sera éteinte le jour du décès du vendeur, avec un maximum de 20 ans, à partir du jour de l'acte de vente.

La rente pourra être indexée, ou non. Elle pourra être constituée sur la tête d'une ou de plusieurs personnes, avec éventuellement un report total ou partiel sur la tête de l'une d'elles en cas de prédécès de l'autre. En principe, cette rente n'est pas (encore) taxable dans le chef du vendeur, puisque c'est son capital "immeuble" qui se transforme en rente ; dans ce cas, elle n'est pas déductible pour l'acquéreur.


Le bouquet

Tout le prix de vente peut être converti en une rente. Les parties peuvent cependant décider de ne convertir qu'une partie du prix en rente, et l'autre partie sera payée comptant : ce sera le "bouquet".


Réserve d'usufruit ?

Si le vendeur souhaite profiter de sa maison jusqu'à son décès, il peut s'en réserver l'usufruit jusqu'à la fin de ses jours. Dans ce cas, la rente ne sera calculée que sur la valeur de la nue-propriété. Les parties peuvent même prévoir une double rente : une rente plus faible lorsque le vendeur jouira de son immeuble, et une rente plus forte lorsqu'il l'abandonnera.


Garanties

Les vendeurs ne doivent pas craindre une insolvabilité de l'acquéreur, parce que, tant la loi que le notaire chargé de l'acte veilleront à ce que toutes les garanties soient prises. En cas de non-paiement persistant, le vendeur pourra notamment demander l'annulation de la vente et conserver les rentes payées. Il dispose aussi d'une inscription hypothécaire sur l'immeuble, prise d'office.


Intéressant pour tout le monde ?

Cette formule de vente est très intéressante pour le vendeur qui profitera lui-même de son capital, au lieu de le laisser à des héritiers avides ou parfois lointains qui en abandonneront une grosse partie à titre de droits de succession. Elle peut être intéressante pour l'acquéreur qui paiera moins que s'il avait souscrit un prêt hypothécaire, et qui pourrait être libéré rapidement si le crédirentier arrête de respirer beaucoup plus tôt que prévu : mais attention aux tables de mortalité qui ne représentent qu'une moyenne indicative. Pensez à Jeanne CALMENT!

2013年4月11日星期四

欠債毋須坐牢 悄悄離境 星賭場中國豪客專走數 - 20130411 - 蘋果日報

 

欠債毋須坐牢 悄悄離境
星賭場中國豪客專走數

2,832

■新加坡賭場面臨部份VIP級的中國賭客欠債走數情況。路透社

為搶下中國賭客這塊肥美大餅,新加坡政府於三年前發出特許執照,當地兩間賭場獲利光是去年便超過458億港元。然而在豐厚獲利外,新加坡賭場卻也面臨部份VIP級的中國賭客,欠下大批賭債後悄悄離境,形成「債留新加坡」,且求償困難的風險。

據報道,在新加坡聖淘沙與金沙兩間賭場裏,有超過一半的VIP級賭博金額都來自於中國賭客,且在中國豪客的加持下,兩賭場在短短三年內,每年獲利已直追美國拉斯維加斯所有賭場的獲利總額。然而,中國賭客帶來的不僅是豪賭資金,還連帶製造大量賭債壞賬。
例如聖淘沙賭場去年便將一名中國VIP賭客郭小昆(Kuok Sio Kun,音譯)告上法院,欲索討高達約1,400萬港元的賭債。然而,由於新加坡政府將賭博視為特許產業,對賭場與賭客間的債務糾紛僅是為民事案件而非刑事,賭客欠債不但毋須坐牢,且只要離開新加坡境內,賭場幾乎沒有辦法將賭債要回。這是由於中國當局視賭博為非法行為,因此被欠債的新加坡賭場無法透過司法互助等方式,請求中國當局協助將欠下巨額債務的中國賭客遣返。負責該案的律師坦承:「我已經做了所有可能的努力,但還是一籌莫展。」

女富商遭澳賭場追債

實際上,慘遭中國賭客欠下大筆爛賬的,不只有新加坡的賭場,澳門多間賭場也深受其害。澳門美高梅日前便將兩名中國富豪告上法院追賭債,其中一人是中國金融投資公司「融眾集團」董事長謝小青,另一名則是曾登上胡潤富豪榜的上海女富商鄒蘊玉,其為中國高遠置業公司實際控制人。
路透社/台灣《蘋果日報》

欠債毋須坐牢 悄悄離境 星賭場中國豪客專走數 - 20130411 - 蘋果日報

2013年4月9日星期二

不斷重複下注單式三重彩  賭馬集團程式出錯 三分鐘輸三千萬 - 20130409 - 蘋果日報

 

不斷重複下注單式三重彩 
賭馬集團程式出錯 三分鐘輸三千萬

■前日第九場獅威啤酒挑戰盃(左圖)因有巨額烏龍三重彩投注輸掉,令本來預計只派約2,000元的6-2-1三重彩,大幅升水至逾2.1萬元(箭嘴示)。資料圖片

【本報訊】前日沙田馬場第九場賽事發生之3,000萬元投注單式三重彩事件,已成城中熱話,究竟該3,000萬元注款來自何處,馬圈內外人士各有論點。馬會投注部消息指,事件並非來自內地不懂賽馬的「盲毛」大戶,亦不涉洗黑錢,相反乃近年活躍的「電腦賭馬集團」透過程式自動投注時出錯,令巨額注碼不斷重複投注到極難命中的單式三重彩上,集團在開跑後才發現出問題,結果蒙受重大損失。
記者:文傑

這種電腦賭馬集團絕非如外界估計般喜歡刻意扒冷門或「刀仔鋸大樹」,相反他們採用分散投注方式,只要求回報率超過總注碼的10%或以上,勝負則以全季總投注額計算,故每次賽事完畢後,他們不會從所操縱的多個投注戶口內取走現金,反續讓彩金留在戶口,作「滾雪球」式下注至季尾才結算。
前日沙田日馬進行期間,電腦賭馬集團如常運作,投注在第九場的其中一項注碼,正是三重彩單式順序10號「名駒」、9號「飛躍之駒」及8號「嘉應小子」身上,注碼跟往常無異。可是賽事舉行前約3分鐘,投注程式突出錯,即所謂「hang機」,使他們所操控的多個投注戶口,不斷重複對該條「10-9-8」組合下注,至賽事開跑前,該組合注碼竟累積約3,000萬元,令整個彩池投注額急升至超過3,700萬元,該組合賠率亦急跌至三重彩成立以來,從未出現過的1.1倍,就算命中亦只賠3,300萬,利潤僅得300萬,結果「10-9-8」更無一跑入三甲。

輸得起沒要求馬會回水

據知集團成員在該場開跑後才發現出問題,由於他們知道賽事條例規定,不能向馬會要求退款,而且該集團在上個馬季累積獲利不少,這筆款項對他們來說亦輸得起,故事後從未要求馬會回水,只能眼看3,000萬投注泡湯,使馬會抽佣增多,政府稅款及撥歸慈善基金的款項亦增加不少;而此場開出的6號「愛寶駒」、2號「小宇宙」及1號「摩法神采」構成的三重彩,估計本來最多只有2,000多元派彩,如今急升至21,786元,令中彩者笑逐顏開。
馬會行政總裁應家柏前日指無證據顯示涉及洗黑錢,又稱該筆款項來自不同戶口,且分開多次投注。電腦賭馬集團在馬圈活躍已有一段長時間,集團成員賽前會對每場賽事採用預定程式分析,再按結果計出每駒之「值博率」,並作針對性投注,由於每場多作分散投注,且注碼較大,以人手投注會費時失事,故他們設計一套程式,定時自動將注碼投注到馬會彩池。

特稿:計值博率重鎚落注

近年香港賽馬投注額從谷底回升,除馬會作出多項改革,吸引馬迷重拾興趣外,「電腦賭馬集團」的巨額投注亦幫助很大,他們注碼之大,足以大幅影響參賽馬之賠率。近年賽駒每每在開跑前賠率急跌,部份正是這班賭馬集團的傑作。

「日日發」大幅落飛跑出

香港只有兩個馬場,場地情況較外國穩定,且現役馬匹長期維持在1,300匹左右,故賭馬集團採用程式分析每場賽事,比較每匹賽駒實力,他們分析賽駒勝出機會時會定出「值博率」,如「值博率」較馬匹臨場賠率為低,便會針對性下注,例如一匹賽駒值博率為4倍,但臨場卻有10倍,集團便會出手,而且不只投注獨贏,亦會投注位置,以及與同場其他馬匹構成的連贏,甚至三重彩等彩池,最終令與該駒有關連的所有彩池賠率均急跌。
今季閘前大幅落飛得手最經典例子是去年11月10日「日日發」,最後5分鐘獨贏由14倍急跌至4.7倍開跑,最後輕鬆取勝。另外3月6日「深智能業」閘前由25倍落飛至8.4倍,跌幅逾六成下勝出。
有電腦專家指,大陸及海外有不少集團透過自動程式在各地下注賽馬、足球等博彩,今次烏龍三重彩應是程式欠佳所致。亦有非法外圍莊家直接或間接持有戶口,將收受的賽馬投注打回馬會彩池,減低風險,不過非法外圍接收「馬纜」,多數只涉及獨贏及位置彩池,較少牽涉到連贏,三重彩更絕無僅有。
《蘋果》記者

不斷重複下注單式三重彩  賭馬集團程式出錯 三分鐘輸三千萬 - 20130409 - 蘋果日報

2013年4月6日星期六

狂輸119億 澳病態賭徒告賭場 - 20130407 - 蘋果日報

 

狂輸119億
澳病態賭徒告賭場

「有賭未為輸」只是誑言。澳洲一名病態賭徒在短短14個月間,在賭場輸掉14.79億澳元(約119.7億港元)後,指控賭場明知他好賭成癮,卻利用他的「特別殘疾」,千方百計引誘他回到賭桌。他要求賭場賠償,案件上周四在澳洲聯邦高等法院開審。

40多歲的卡卡瓦斯(Harry Kakavas)在黃金海岸(Gold Coast)靠興建和買賣房地產致富,拍檔估計,在2004年市道最佳時,他身家達6,000萬澳元(約4.85億港元),雖遠不及澳洲首富、身家170億美元(1,326億港元)的礦業女富商萊因哈特(Georgina Rinehart),但都算相當富貴。可是他的身家很快敗光,他更向銀行和親友借巨款來滿足賭癮。
被形容為「最豪豪客」的卡卡瓦斯,據報2005年6月至2006年8月這14個月間,在墨爾本皇冠賭場(Crown Casino)輸掉14.79億澳元,當中約7億澳元(約56.6億港元)是贏來之後再輸掉。
他最愛賭百家樂,最豪時每注賭30萬澳元(約243萬港元),試過因而在5個半小時內,輸掉1.64億澳元(近13.3億港元)。他也是美國「賭城」拉斯維加斯常客,還試過興之所至,坐噴射機飛到澳門耍樂,一天輸掉400萬美元(3,120萬港元)。

賭場派噴射機接送誘賭

卡卡瓦斯為了籌賭本,不只曾向銀行、親友借錢,更試過竊款28.6萬澳元(約232萬港元)而入獄。他自知好賭成癮,皇冠賭場對此也很清楚,因他尋求治療外,曾向皇冠等各家賭場申請自我禁制令,要求賭場不再招待他。
可是,到了2005年,皇冠職員開始「設計」引誘他重回賭場,包括派噴射機接送、請他住酒店套房、包食住請他和朋友去看澳洲網球公開賽,甚至送上「一箱一箱現金」。
代表律師形容卡卡瓦斯是病態賭徒,在賭桌前做合理決定的能力嚴重受損,「沒有也沒法控制賭博慾望」,而皇冠賭場也清楚他病情嚴重,因賭場職員曾建議他找心理學家寫信,證明他已痊癒,好讓賭場能夠招待他,顯示皇冠賭場為賺錢,「不合情理地利用」了他的「特別殘疾」。
卡卡瓦斯曾入稟向皇冠賭場索回2,050萬澳元(1.66億港元),但被省法院判敗訴,上訴結果也是維持原判,因而再入稟司法體系中最高級的聯邦高等法院。案件仍未審結。
澳洲《布里斯本時報》

狂輸119億 澳病態賭徒告賭場 - 20130407 - 蘋果日報