2013年10月22日星期二

苹果发布新iPad,改名 iPad Air

Apple a présenté l'iPad Air et l'iPad mini avec écran Retina

Outre le nouveau système d'exploitation pour Mac et le futur MacBook Pro, Apple a présenté mardi soir son nouvel iPad mini, ainsi que l'autre grande nouveauté  : un iPad « Air » commercialisé en France dès le 1 er novembre prochain, au prix de 499 dollars.

C'était l'annonce de la soirée. A l'occasion de sa nouvelle keynote , depuis le centre pour les arts Yerba Buena à San Francisco, Apple a offert à ses afficionados une grande nouveauté : outre le nouvel iPad mini, 2ème du nom et en haute définition (avec l'arrivée de l'écran Retina), un iPad « Air » sera commercialisé dès le 1er novembre prochain, dans quelque 40 pays, dont la France, et surtout la Chine.

Vice-président chargé du marketing de la firme de Cupertino, Phill Schiller est monté sur scène pour se charger de la promotion du nouveau joujou de la marque à la pomme : plus fin, plus léger, plus puissant, l'iPad Air a des bords 43 % plus petits, il est 30 % plus léger, possède une puce A7, la même que celle utilisée dans l'iPhone 5S , et sa performance graphique est deux fois supérieure à celle de la génération précédente. Il sera disponible en blanc-argenté et gris-noir. Son prix : 499 dollars.

De son côté, le nouvel iPad mini se dote lui aussi du processeur A7 64 bits et du coprocesseur M7. Il sera bien équipé du système Retina qui permettra un affichage de plus grande qualité. Son prix baisse légèrement  : 399 $ pour le 16 Go, et 299 $ pour les appareils de première génération.

Auparavant, place a aussi été donnée aux chiffres des ventes de l'iPad : 170 millions d'appareils vendus depuis le tout premier, et 475.000 apps conçues et disponibles à ce jour pour iPad.

Les autres annonces

Tim Cook est monté sur scène à 19 heures françaises pour présenter, comme au début de chaque keynote, les chiffres impressionnants du groupe : 20 millions d'auditeurs et 1 milliard de chansons sur l'iTunes Radio, 60 milliards d'apps téléchargées, 9 millions d'iPhone 5S et 5C vendus , 2/3 des iPhone équipés du nouveau système iOS7...

Puis, ont suivi les premières annonces d'Apple :

-La sortie dès aujourd'hui, mardi 22 octobre, du nouveau système d'exploitation pour Mac, baptisé OS X Mavericks... et gratuit ! Une première pour Apple de proposer un système d'exploitation gratuit. « On révolutionne le prix, OS X Mavericks est gratuit », s'est amusé Craig Federighi, patron d'OS X. OS X Mavericks est donc mieux optimisé et devrait permettre 1 heure de batterie supplémentaire sur un MacBook Air.

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-Un nouveau MacBook Pro sera aussi disponible en deux tailles (13 pouces et 15 pouces), avec écran Retina, processeur Haswell, et à des prix abordables : 1.299 $ pour le 13 pouces, plus mince, plus endurant, plus rapide... Le prix du 15 pouces a aussi été revu à la baisse : à partir de 1.999 $ contre 2.199 $ auparavant.

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-Apple entend également révolutionner « le futur des ordinateurs professionnels » avec le nouveau Mac Pro, une unité centrale au design bien à elle : un tube noir. Plus silencieux, plus rapide, moins gourmand en énergie : Phil Schiller assurait qu'« on ne peut pas inventer mieux ». La construction sera 100 % américaine, un argument très fort aux Etats-Unis. Une relocalisation de la production qui devrait plaire au président Obama... La machine sera vendue 2.999 $ dès le mois de décembre, et tournera avec un quad-core Xeon 3,7 GHz et 12 Gb de RAM. Les fans ne devraient plus attendre maintenant que le prochain iPhone 6, prévu pour la fin 2014...

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Le marché n'attendait pas de révolutions. Et les améliorations apportées ne devraient pas lever les incertitudes qui pèsent sur le cours de Bourse d'Apple . En effet, la firme à la pomme a réaffirmé en octobre son choix d'occuper le segment haut de gamme dans les smartphones , ce qui limite ses perspectives de conquête à l'heure où la consommation de tablettes se démocratise et concerne de plus en plus les pays émergents. La firme à la pomme préfère maintenir des profits supérieurs à ceux du reste de l'industrie.

Condamné à innover

Dans les tablettes, le dilemme est exactement le même –à ce détail près que la part de marché d'Apple est encore énorme. Les concurrents ont faim, et ils proposent des prix nettement inférieurs au modèle le moins cher d'iPad mini (330 dollars) : de 80 dollars pour une tablette chinoise sans marque à 230 dollars pour la Nexus de Google, en passant par 140 dollars pour la Kindle Fire d'Amazon.

Plutôt que de démocratiser ses produits, Apple est donc condamné à innover, à changer les habitudes des gens en leur faisant acheter des produits et services auxquels ils n'auraient jamais pensé. La dernière révolution d'Apple n'est pas bien vieille, elle remonte à l'invention de l'iPad en janvier 2010. Mais les cycles se sont accélérés. Il a fallu deux ans à Apple pour en vendre 67 millions d'exemplaires, là où cela avait pris vingt-quatre ans pour vendre autant d'ordinateurs Mac, cinq ans pour les iPod, et trois ans pour les iPhone.

Profitant de ce moment de flottement, l'investisseur activiste Carl Icahn est entré au capital d'Apple en septembre. Il a publiquement demandé que la très riche entreprise redistribue la totalité de son cash aux actionnaires – soit 150 milliards de dollars. Oui, milliards ! Apple, qui a déjà un programme de rachat d'actions de 60 milliards de dollars en cours, n'a pas donné suite pour l'instant. ■



中国增长之谜 La croissance chinoise à 7,8%... ou 3% ?


 
La Chronique Agora
 


Paris, mardi 22 octobre 2013

Cécile Chevré
La croissance chinoise à 7,8%... ou 3% ?

- Vendredi dernier, après une semaine mouvementée, j'avais bien besoin d'un peu de repos intellectuel. Je me suis donc mis à chercher un sujet qui nous changerait des problèmes éternellement repoussés de plafond légal de la dette ou de budget américain.

Il faut dire que passé le moment de soulagement après l'annonce mercredi dernier d'un accord entre les républicains et démocrates sur les deux écueils qui menaçaient la stabilité américaine, je n'ai pas pu m'empêcher d'être légèrement irritée. Accord, certes il y a eu, mais provisoire. Et je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je n'ai aucune, mais alors aucune, envie de revivre début 2014 le psychodrame des derniers jours.

Me voilà donc à la recherche d'un sujet un peu léger, mais enrichissant (ne perdant pas cet objectif de vue), quand je tombe sur les derniers chiffres de la croissance chinoise : 7,8%.

7,8%.

Oui, je me répète mais le chiffre m'a surprise. 7,8% (et hop, une troisième fois !), c'est bien au-dessus des objectifs officiels de Pékin pour cette année (7,5%). C'est aussi mieux que les 7,5% de croissance du second trimestre et c'est également de quoi fermer le bec aux oiseaux de mauvais augure qui prédisent continuellement l'effondrement de la Chine, son implosion, son explosion, sa disparition.

Seulement voilà, dès qu'il s'agit de la Chine, il faut prendre les chiffres avec beaucoup de pincettes.

- Que vaut la croissance chinoise ?
D'ailleurs, les avis des commentateurs sont très partagés. Il y a ceux qui saluent cette reprise et ceux qui soulignent la manipulation des chiffres orchestrées par Pékin. D'après Hu Xingdou, professeur d'économie à l'Institut technologique de Pékin, interrogé par Le Figaro, la croissance chinoise flirterait plus avec les 3% que les 7,8%.

Du côté des bonnes nouvelles, la consommation d'électricité qui est souvent utilisée comme thermomètre de l'activité chinoise est en hausse, de 10,4% en septembre sur un an. Et elle devait croître de plus de 9% cette année.

Mais plus que l'effectivité de la croissance, c'est sa qualité qui inquiète.

Vous le savez, Pékin tente d'orienter son économie d'une croissance reposant sur les exportations vers une croissance alimentée par la consommation intérieure. Les avantages sont évidents : montée en gamme de la production, moindre dépendance à la demande extérieure et donc aux soubresauts de l'économie mondiale...

- Investissements versus consommation
Mais un autre ingrédient entre en jeu et brouille les cartes : l'investissement, et en particulier celui de l'Etat. En 2008, et à chaque signe d'affaiblissement de son économie, Pékin sort l'artillerie lourde, à savoir les investissements massifs. Comme le rappelle le Financial Times, aucun pays n'a autant construit de routes, d'usines, d'immeubles, de centres commerciaux ou d'aéroports que la Chine depuis 2008.

Tant et si bien que le pays présente aujourd'hui tous les symptômes d'un surinvestissement. Je vous ai déjà parlé des villes fantômes qui ponctuent le territoire chinois, symboles les plus évidents d'investissements inutiles et non rentables. Mais il y a aussi l'exemple de l'industrie de l'acier, analysé par Yu Yongding, membre de l'Académie chinoise des sciences sociales. Les aciéries chinoises représentent à elles seules 50% de la production mondiale. Devant la hausse de l'offre et la baisse de la demande, le cours de l'acier a chuté et, selon Yu Yongding, la rentabilité du secteur de l'acier chinois atteint à peine 0,04%. Selon les chiffres officiels, la croissance chinoise dépendrait donc à 50% de l'investissement.

- La Chine est-elle prête à vivre de sa consommation ?
La part de la consommation dans la croissance est donc scrutée par tous. Or elle ne représente toujours que 35% du PIB, un chiffre plutôt stable au fil des années et même en léger recul, contre 60% en France ou 70% aux Etats-Unis. L'objectif de Pékin serait donc de faire grimper cette part à au moins 50% du PIB dans les 10 prochaines années.

Mais comme l'expliquait La Tribune en août dernier, le rééquilibrage ne peut pas se faire à court terme. "Si la consommation devait représenter 50% du PIB dans 10 ans (au lieu de 35% aujourd'hui), et que l'on part du principe que le taux de croissance moyen des 10 prochaines années sera de l'ordre de 6% à 7%, il faudrait que la consommation des ménages augmente de 11% par an jusqu'en 2023, une performance qu'elle n'a jamais atteinte, même dans la période de croissance à deux chiffres"...

Ajoutons à cela que selon Yukong Huang, ancien directeur à la Banque Mondiale et senior associate de la Fondation Carnegie, la Chine n'est pas prête à entamer sa transition vers une croissance de consommation. Au Japon, à Taïwan ou encore en Corée, cette mutation économique s'est faite quand le revenu annuel par habitant a dépassé les 12 000 $ à 15 000 $. Or il plafonne actuellement à 9 000 $ en Chine.

Sondage

- La consommation cachée enfin révélée ?
Cependant, certaines études, qui ne font certes pas l'unanimité, tendraient à prouver que, comme tous les chiffres officiels, la consommation aurait elle aussi été largement sous-estimée. Selon une étude de Jun Zhang et de Tian Zhu, appartenant respectivement à la Fudan University et à la China Europe International Business School, la part de la consommation représenterait plutôt 45% à 47% du PIB.

Principale raison à cela : l'étendue de l'économie parallèle. Les plus hauts salaires chinois ne déclaraient pas tous leurs revenus -- et donc minimiseraient leurs dépenses de consommation. Un avis partagé par Jonathan Garner, responsable de la stratégie Asie et pays émergents chez Morgan Stanley. Selon lui, la part de la consommation dans le PIB chinois serait déjà 46% et celle de l'investissement 41%, ce qui indiquerait que le rééquilibrage serait déjà largement en cours et que les problèmes de surinvestissement un peu moins graves qu'on ne le pensait. Pour appuyer ses dires, il s'appuie par exemple sur la croissance du secteur automobile dans l'Empire du Milieu (13%-14%).

- Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Quatre, cinq, 10 ans... Difficile de savoir quand la Chine réussira sa mutation vers une économie de consommation. Ou quelles seront les conséquences sur sa croissance. Les chiffres de la production industrielle et les ventes au détail de septembre indiquent déjà un nouveau ralentissement de la croissance qui pourrait de nouveau plafonner à 7,5% au prochain trimestre. C'est surtout 2014 qui inquiète, puisque la plupart des analystes s'attendent à une croissance de 7%.

Pourtant, comme toujours, les éléments encourageants sont nombreux. Les salaires augmentent (au rythme d'environ 14% par an), Pékin a lancé plusieurs mesures depuis cet été pour contrôler le crédit et le surinvestissement et les entreprises chinoises investissent de plus en plus à l'étranger -- si vous n'avez pas lu l'article que Florent Detroy a consacré au partenariat entre Peugeot et Dongfeng, vous pouvez le découvrir ici.

Enfin, dans le dernier Défis & Profits, j'ai justement décidé de miser sur la hausse des salaires en Chine, qui profite aux économies meilleur marché de la région, comme le Vietnam. Les délocalisations d'usines de la Chine s'y multiplient et tous les grands groupes asiatiques s'intéressent à son formidable potentiel de croissance.

En plus, contrairement aux autres pays asiatiques, le Vietnam a fait preuve d'une grande capacité de résistance aux troubles qui ont frappés les émergents ces derniers mois. Comment investir au Vietnam pour un investisseur particulier français ? C'est que je vous propose de découvrir dans Défis & Profits ce mois-ci.

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Bill Bonner

Les Carnets de Bill Bonner

Quelle est la différence entre la civilisation et la barbarie ?

- Voilà quelques temps que nous travaillons à un sujet : la vraie différence entre la civilisation et la barbarie.

Pourquoi est-ce important pour vous ? Parce que c'est essentiel pour comprendre ce qu'est l'argent... pourquoi la Fed va échouer... pourquoi le dollar va disparaître... et pourquoi vous devriez posséder de l'or.

C'est suffisant ? Nous l'espérons, parce que c'est tout ce que nous avons !

Cela nous semble de plus en plus clair. Peut-être que nous avons trop bu. Ou peut-être que nous avons eu une attaque. Mais nous voyons deux phases majeures de la vie humaine. La première, "basse, brutale et courte", pour utiliser l'expression de Thomas Hobbes.

La deuxième, le monde d'aujourd'hui... un monde essentiellement civilisé avec de fréquentes rechutes dans la barbarie.

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Philippe Béchade

Les Notes de Philippe Béchade

Tant que la Fed injecte, il ne peut rien arriver !

- Après le cinq sur cinq à la hausse de l'indice EuroStoxx 600 la semaine passée et sept séances de hausse consécutives, il était inconcevable que cette marche triomphale s'interrompe ce lundi -- d'où une huitième progression à 319,5 points... Cela après un week-end vierge de toute mauvaise nouvelle.

Comment cela, nous oublions la dégradation du commerce extérieur japonais ?

Mais non, c'était la nuit précédente et nous étions déjà lundi matin... De toute façon, un mauvais chiffre en provenance du Japon, ça ne compte pas : la Bank of Japan va redoubler le rythme de ses injections si tous les voyants économiques ne se mettent pas spontanément au vert.

D'après le ministère des Finances nippon, l'Archipel a creusé d'un tiers son déficit commercial au mois de septembre. Cela est dû à la forte progression de ses importations (+3,8% contre +2% anticipé).

La balance commerciale affiche un trou d'environ 1 100 milliards de yens (soit 8,1 milliards d'euros) contre 820 milliards de yens en août. Cette aggravation provient également d'une baisse surprise de 0,3% des exportations, au lieu d'une hausse de 1%.

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