2013年12月5日星期四

Bitcoin : les autorités tentent de calmer la fièvre


Bitcoin : les autorités tentent de calmer la fièvre

La banque centrale française prévient que la monnaie virtuelle Bitcoin fait l'objet d'un «suivi attentif» et dénonce son caractère «hautement spéculatif». La Chine interdit cette monnaie virtuelle à ses banques, tout en laissant libres les particuliers

Les passagers de la future navette spatiale de Virgin pourront s'offrir ce voyage dans les étoiles en payant leur ticket avec la plus célèbre des devises virtuelles : le bitcoin . Cette monnaie est d'ailleurs déjà sur orbite depuis son envolée de 5.000 % cette année. Un succès qui entraîne des mises en garde récurrentes de la part des autorités et régulateurs du monde entier, qui cherchent à maîtriser l'essor de cette monnaie, qui pèse une quinzaine de milliards de dollars.

« Un produit virtuel »

Dernier exemple en date et non des moindres, la Chine a, pour la première fois, fait savoir, par l'intermédiaire de sa banque centrale, qu'elle interdisait à ses institutions financières d'avoir recours au bitcoin et de l'accepter dans leurs transactions avec leurs clients. Une annonce qui a fait chuter le cours de 10%. Le bitcoin n'est pas une devise mais bien un « produit virtuel » qui ne doit donc « pas circuler » aussi librement et facilement dans le circuit financier comme pourrait le faire une monnaie traditionnelle, selon la banque populaire de Chine. En revanche, les particuliers chinois, dont la très forte demande est l'une des raisons de l'explosion du cours de la devise digitale, peuvent continuer à acheter des bitcoins contre des yuans sur la plate-forme BT China, qui est devenue la première au monde.

La Chine veut garder la maîtrise et le contrôle des mouvements de capitaux qui entrent et sortent du pays, et de ce point de vue le bitcoin ne facilite guère la tâche des autorités qui redoutent des difficultés « à surveiller ces flux compte tenu de l'anonymat des transactions » selon la banque centrale chinoise. A l'heure où la Chine accélère le mouvement d'internationalisation de sa devise et hâte sa convertibilité, la concurrence du bitcoin, même modeste, est jugée mal venue. Le pays avait d'ailleurs déjà sévi par le passé quand la devise virtuelle chinoise Q coin, lancée en 2002, commença à avoir un peu trop de succès à son goût. Il stoppa son essor en 2007.

Pas de statut légal

En écho aux préoccupations chinoises, la Banque de France souligne, dans un document , que « les monnaies virtuelles n'entrent pas directement dans le champ de supervision et surveillance des autorités compétentes en matière de paiement » car elles n'ont pas le statut de devise légale ni « de moyen de paiement couvert par la directive européenne sur les services de paiement ». S'il n'est pas possible de réguler l'émission de ces monnaies, leur conversion dans des devises « réelles » effectuées sur diverses plates-formes entre bien dans le champ de la réglementation.

Ainsi, sans véritable prise juridique sur le bitcoin, qui reste un moyen de paiement légal selon les Etats-Unis, les autorités portent leur vigilance et attention sur les plates-formes d'échange afin qu'elles ne servent pas à alimenter l'économie souterraine et les trafics. Sous la pression des autorités américaines, elles ont dû se conformer à de nouvelles exigences en matière de lutte contre le blanchiment et le terrorisme. Un durcissement qui n'effraie guère les utilisateurs enthousiastes de cette devise hors normes. Ainsi, c'est à Las Vegas, la cité du jeu et des casinos, que se tiendra la semaine prochaine une grande conférence sur les monnaies virtuelles et l'ensemble des activités et opportunités qu'elles génèrent. La petite ville de Vicco dans le Kentucky envisagerait quant à elle, de payer en partie ses employés en bitcoin…


L’ouragan Xaver fait chuter les prix de l’électricité en Allemagne


L'ouragan Xaver fait chuter les prix de l'électricité en Allemagne

Du fait d'une tempête exceptionnelle, la production éolienne atteint des records et fait plonger les prix de l'électricité.

L'ouragan « Xaver » qui est en train de s'abattre sur les côtes du Nord de l'Europe secoue la Bourse de l'électricité en Allemagne. « La production éolienne, qui atteint des records, fait baisser les prix », déclare Tobias Federico, directeur général d'Energy Brain Pool, une agence allemande d'analyse du marché de l'énergie. Les cours de l'électricité pour livraison demain ont chuté de 10% par rapport à jeudi. A certaines heures, la chute est vertigineuse. Ainsi, un mégawattheure d'électricité cette nuit entre minuit et une heure du matin ne coûtera que 11,29 euros, soit une chute de 53% par rapport au même créneau horaire la nuit dernière, selon les données de la Bourse EEX.

Ce développement est le résultat d'une tempête exceptionnelle, qui a conduit la ville de Hambourg à fermer ses marchés de Noël et stopper le trafic portuaire, et du développement massif de l'énergie éolienne en Allemagne. En 2012, la capacité installée représentait 31 gigawatts, ce qui représente l'équivalent d'une trentaine de centrales nucléaires. La puissance du vent – qui devrait atteindre 160 km/h dans la soirée – fait tourner à fond les éoliennes. Ce jeudi à 16.00 heures, la puissance éolienne effectivement disponible atteignait jusqu'à 27.000 mégawatts (MW), soit 80% du maximum théorique. « On n'a jamais vu cela », souligne Tobias Federico. Le dernier record s'établissait à 75%.

La journée de vendredi s'annonce également violente sur les côtes allemandes. La capacité éolienne disponible devrait se maintenir autour de 26.000 MW. Il faut comparer ce chiffre à une puissance de 500 MW observée en début de cette semaine ou de 8.000 MW encore ce matin. Les gestionnaires du réseau électrique sont sur les dents, même si les éoliennes peuvent être stoppées en cas de vents trop violents. Prudent, Tennet mobilise du personnel pour éviter tout danger de black-out. Le trafic ferroviaire sera par ailleurs perturbé du fait de « Xaver », a indiqué Deutsche Bahn. Les ferries desservant certaines îles du Nord ont interrompu leur service. ■