2015年8月7日星期五

我的Lafayette|HK Appledaily Supplement

我的Lafayette|HK Appledaily Supplement

我的Lafayette

台灣有人發起杯葛法國巴黎的拉法葉(Lafayette)百貨公司,理由是經中國大陸譯為「老佛爺」,幾層都是來自北京西安成都的掃貨大媽,這家法國名牌老店,已經「強國化」。據說世上任何物體,「一旦中國人愛上了,就是災難」。

拉法葉本來是十八世紀末,法國的貴族將軍,曾經去北美洲,義助華盛頓抗英獨立戰爭。回國之後,又趕上了法國大革命,在審判國王路易十六的時候,拉法葉投票,贊成判處死刑,這才逃過清算得以善終。

拉法葉的法蘭西形象俊朗高貴,經大陸人民譯為「老佛爺」,即刻披上一層慈禧太后李蓮英般的中國宮廷電視劇的俗氣。設想如果女明星柯德莉夏萍(台灣叫「奧德蕾赫本」),得了個中國名字,叫做「金二喜」、「李帶嬌」、「王銀娣」,你會幫襯她生前銀幕代言的「涕糞泥」(Tiffany)嗎?

法國的名牌,都是二三百年前建立的。如果貪賺一時的快錢,就像改名為王銀娣的柯德莉夏萍,為了賺一千萬歐羅,由巴黎搭飛機來香港,做尖東之虎五十壽宴的司儀,第二天才飛回蒙地卡羅,她下一齣戲,叫做「金枝玉葉」,戲裏她跟格力哥利柏同遊羅馬的時候,那一分浪漫,就不夠Convincing。

法國人應該比誰都明白何謂「品牌形象」,但或許太窮了,「老佛爺」不會介意台灣人杯葛,也忍痛接受日本人不再來光顧,只要未來十年,有三億廣場大媽端來現金,法國人覺得無所謂。

幸好Lafayette的名字,僅在巴黎蒙受玷污。華盛頓DC有一家Lafayette餐廳,法國菜,甜品Soufflé做得聞名,十年前我去過,信美國材料,叫了八安士的安格斯牛扒配鵝肝,覺得比Gaddi's好。葉朗程先生如果下次有Business Trip去DC,又可以帶女友去,可以一試。

上月再去華盛頓,美國朋友招待上另一家,叫做Capital Grille,在賓夕凡尼亞大道。我嫌太高調,朋友說,不要緊,副總統拜登的夫人常與她的Senate朋友來,有密探保鏢在四周,很安全。我叫了一客智利Sea Bass,味道比倫敦Mayfair任何一家好。

今年暑假,有錢和愛國的香港人都為渡假發愁:難找一個沒有強國人的地方。Well,以上兩家餐廳,就沒有了,Ironically,都在美國。所以,噢啦啦,法國巴黎還能去嗎?Non,唯美主義的你,連英國Windsor的Fat Duck都戒掉了,因為這家店,在香港中環CEO之間近年竟然好Popular。

mcwriter@appledaily.com

陶傑昔日文章




2015年8月6日星期四

越战女孩 Savez-vous ce qu'est devenue la petite fille de cette photo ? - Aleteia

Savez-vous ce qu'est devenue la petite fille de cette photo ? - Aleteia

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Elle nous dérange, elle nous bouleverse. Elle est pour beaucoup le symbole des horreurs de la guerre du  Vietnam. Devenue une ambassadrice de la paix, la « fille de la photo », toujours vivante, témoigne aujourd'hui.

Le 8 juin 1972, un pilote de l'armée sud-vietnamienne, prenant par erreur un groupe de civils pour des troupes ennemies, bombarde le village de Trang Bang, au Sud-Vietnam. Les bombes contenaient du napalm, un combustible hautement inflammable, qui tue ou brûle gravement celles et ceux qui se trouvaient là.

Cette photo emblématique en noir et blanc, qui saisit des enfants fuyant un village transformé en brasier,  a remporté le prix Pulitzer et été sélectionnée comme « photo de l'année » lors du concours World Press Photo of the Year en 1972. Elle est devenue le symbole des horreurs de la guerre du Vietnam, de la cruauté de toutes les guerres sur les enfants et les victimes civiles.

Au centre de cette photo, une petite fille qui court toute nue, en pleurs, ses vêtements ayant pris feu. Elle s'appelle Kim Phuc Phan Thi. À ce moment-là, elle participait  avec sa famille à une cérémonie religieuse dans une pagode.

Elle est récemment intervenue, à l'occasion du 40e  anniversaire  du bombardement, et a raconté qu'après cet événement elle s'est effondrée sur le sol, secourue par le photographe Nick Ut, qui l'a amenée à l'hôpital. Hospitalisée pendant 14 mois, elle a subi au total 17 interventions chirurgicales, des greffes de peau. « Je voulais mourir ce jour-là, avec ma famille, se souvient-elle, il était difficile pour moi de porter toute cette haine, cette colère. »


Une fondation internationale

Malgré les profondes cicatrices sur son corps, elle poursuit des études de médecine et, durant la deuxième année d'université à Saïgon, découvre le Nouveau Testament dans la bibliothèque de l'université. Elle commence à le lire, s'engage à suivre Jésus-Christ et réalise que Dieu avait un plan pour sa vie. Avec son mari, également vietnamien, elle fonde en 1997 la première Fondation internationale Kim aux États-Unis, dans le but de fournir une assistance médicale et psychologique aux enfants victimes de la guerre. Peu à peu, le projet se répand et d'autres centres sont créés.


La conversion et la force de pardonner

C'est surtout sa conversion chrétienne qui lui a donné la force de pardonner. Aujourd'hui Kim Phuc a 50 ans et vit près de Toronto (Canada), avec son mari et ses deux fils, Thomas et Stephen. Elle a consacré sa vie à la promotion de la paix, fournissant un soutien médical et psychologique aux victimes de la guerre dans différents pays : Ouganda, Timor oriental, Roumanie, Tadjikistan, Kenya, Ghana et Afghanistan. « ​Le pardon m'a libéré de la haine, écrit-elle dans sa biographie, The Girl in the Picture (La fille de la photo). J'ai encore beaucoup de cicatrices sur mon corps et des douleurs intenses quasiment tous les jours, mais mon cœur est purifié. Le napalm est très puissant, mais la foi, le pardon et l'amour sont beaucoup plus forts. Nous n'aurions plus jamais la guerre si tout le monde apprenait à vivre avec le véritable amour, l'espoir et le pardon. Si la "fille de la photo" a pu le faire, demandez-vous : "Ne puis-je le faire, moi aussi ?". »


Adapté de l'italien par Élisabeth de Lavigne


 


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