2013年8月14日星期三

Capbreton - Wikipédia

 

Capbreton

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Capbreton

Capbreton
Capbreton

Blason de Capbreton
Blason

Administration

Pays
Drapeau de la France France

Région
Aquitaine

Département
Landes

Arrondissement
Dax

Canton
Saint-Vincent-de-Tyrosse

Intercommunalité
Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud

Maire
Mandat
Patrick Laclédère
2012-2014

Code postal
40130

Code commune
40065

Démographie

Gentilé
Capbretonnais

Population
municipale

7 965 hab. (2010)

Densité
366 hab./km2

Géographie

Coordonnées
43° 38′ 35″ Nord 1° 25′ 52″ Ouest / 43.64305, -1.43111 / 43.64305; -1.43111

Altitude
Min. 0 m – Max. 51 m

Superficie
21,75 km2

Localisation

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Capbreton

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Site web
Site officiel

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Capbreton (prononcé cabbreton), est une commune française, située dans le département des Landes et la région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Capbretonnais (prononcé cabbretonnais).

Ancien port de pêche très actif (on allait pêcher la morue jusqu'à Terre-Neuve), c'est actuellement un port de plaisance et une station balnéaire réputée située juste en face d'Hossegor sur l'océan Atlantique où se terminent les rivières du Bourret et du Boudigau.

Sommaire

[masquer

Géographie[modifier | modifier la source]

Au large de Capbreton, dans le golfe de Gascogne, le « Gouf », ou « fosse de Capbreton », est un fjord sous-marin de plus de 2 100 m de profondeur et de 150 km de long. Il sépare à Capbreton la zone pyrénéenne du plateau des Landes. Ce gouf, dont l'origine fut longtemps mystérieuse pour les scientifiques, est le témoin des vastes mouvements des plaques tectoniques qui ont éloigné la péninsule Ibérique de la France. Grâce à ce gouf naturel, les marins disposent d'un accès au port protégé : l'Océan y est plus calme par gros temps.

Au droit de ce fjord, l'estuaire de l'Adour formait une rade qui fit jusqu'au XIVe siècle de Capbreton un port important du littoral Atlantique. Les lacs d'Hossegor et de Moïsan en sont les vestiges.

Capbreton abrite le seul port de plaisance à ouverture océanique du département des Landes. Il fut aménagé dans les années 1970, dans le cadre de l'aménagement de la côte Aquitaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier la source]

Rose des vents
Soorts-Hossegor
Angresse
Rose des vents

Océan Atlantique
N
Bénesse-Maremne

O Capbreton E

S

Labenne
Orx

Toponymie[modifier | modifier la source]

Le nom du village est attesté sous les formes Cap Bertou ou Cabertou en 1170[réf. nécessaire] et sur d'autres cartes marines du XVIe siècle sur lesquelles sont mentionnés tantôt Capbreton, tantôt Caberton[réf. nécessaire], Cap-Breton (sans date)[réf. nécessaire]. Sous la Révolution française, il fut rebaptisée Cap-Brutus, suivant le goût de l'époque pour les héros de la république romaine[réf. nécessaire].

En dépit d'une légende moderne tenace, le nom de Capbreton n'a vraisemblablement pas de rapport avec la Bretagne.

Albert Dauzat et Charles Rostaing classent Capbreton à l'article Cabestany[1], avec toute une série de noms similaires composés avec l'élément Cap- ou Cab-, qui représente le français cap ou l'occitan cap (ou occitan dialectal *cabo) « cap, tête, extrémité ».

On peut rapprocher Capbreton d'autres toponymes du sud ouest comme Cabestany (Pyrénées-Orientales, de Cabestagnio 927), Capbis (Pyrénées-Atlantiques, Cabbis XIIe siècle, Grangia Capbisii en 1235), Caplong (Gironde) et ailleurs, comme Cap-d'Ail (Alpes-Maritimes, Cabo d'Ail 1259).

La comparaison avec Cap-d'Ail et Capbis autorise quelques hypothèses sur l'origine de ce nom de lieu.

On constate comme dans Capbis, une alternance de formes anciennes écrites Capb- et d'autres en Cab-, dont les secondes s'expliquent, soit par une assimilation de [p] à [b], soit par une variante dialectale cab- pour cap-. D'ailleurs, que ce soit en gascon ou en français local, le p graphique de Capbreton n'est jamais prononcé : on dit « cabreton ».

Pour expliquer la nature du second élément -breton, A. Dauzat et C. Rostaing supposent un nom de personne comme dans Cap-d'Ail, qui serait formé avec le nom de personne latin Alius selon Nino Lamboglia[2], mais ils ne se prononcent pas sur son origine.

Quant à la finale -on, elle s'explique par une analogie avec le mot français breton. Les anciens disaient et disent encore « cabretoun » et même « cabertoun ».

Capbreton fut un débouché viticole du port de Bayonne, coplanté de vignes de sable pendant longtemps : le nom même du cépage roi du pays (une variété de cabernet) porte le nom de la cité : "cabreton rouge" qui a glissé sous le vocable de "breton", cépage majeur de la Loire et d'origine gasconne sans aucun doute.[réf. nécessaire]

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Capbrutus[3].

Histoire[modifier | modifier la source]

C’est dans la deuxième moitié du XIIe siècle que le nom de Capbreton apparaît pour la première fois dans les archives de Bayonne : l’histoire des deux villes est alors intimement liée, pour le meilleur et pour le pire (les Bayonnais, au prix de luttes et de procès incessants, voulaient s'assurer le monopole des échanges commerciaux sur l'Adour et son débouché maritime).

Il existe au large de Terre-Neuve, l’île du Cap-Breton : tire-t-elle son nom de Capbreton ? Rien n'est moins sûr mais, dans cette île, la présence des marins gascons est attestée comme en témoignent de nombreux noms de villages ou lieux-dits de l'île (citons, entre autres, le village de Gabarrus qui porte le nom d'une des plus illustres familles d'armateurs capbretonnais).

Au temps de son apogée (XVe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2 000 et 3 000 habitants, tirant sa prospérité du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas de ses réputés « vins de sable », issus des vignes plantées sur les dunes bordant le cours ultime de l'Adour, de Labenne à Messanges, et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).

Capbreton a conservé peu de témoignages de son ancienne splendeur : elle fut en effet ravagée par des raids des marins espagnols du temps des nombreuses guerres qui opposèrent royaumes de France et d'Espagne : quelques maisons à encorbellement et colombages sont encore visibles. Son vieux quartier du Bouret était placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve encore une porte gothique ainsi qu'une très belle pietà polychrome du XVe siècle. Son clocher, en forme de haute tour souvent remaniée, servait d’amer pour les navires. Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits pendant la Révolution, on peut encore admirer, placardés sur les murs du porche et de la nef, les noms de nombreux marins natifs de Capbreton, qui ont souvent péri bien loin de leur port d'attache.

En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au « Boucau Neuf », évènement qui entraîna la perte progressive mais irrémédiable de l'embouchure de Capbreton et, plus au Nord, de celle du Port d'Albret, désormais devenu « Vieux-Boucau » (qui signifie vieille embouchure en gascon) alors principal débouché maritime de ce fleuve vagabond qu'était l'Adour. Cette décision, funeste pour Capbreton et Port d'Albret, permit au commerce bayonnais de reprendre son monopole, au prix d'entretiens coûteux de cette nouvelle embouchure qui fut longtemps, par sa barre, réputée très dangereuse, contrairement au havre très sûr situé à portée de Capbreton.

Les habitants de Capbreton ne se résignèrent jamais à la perte de leur port : si les ingénieurs de Vauban reconnurent la qualité d'abri naturel du gouf de Capbreton, il fallut attendre l’empereur Napoléon III pour que des travaux redonnent vie à l’ancien port. Un bassin de chasses fut créé depuis le lac d'Hossegor, qui, canalisé, a permis de pérenniser l'embouchure naturelle de Capbreton, mais avec une largeur désormais bien modeste par rapport à celle de son passé. Dans la première moitié du XXe siècle, une importante flottille sardinière existait à Capbreton.

Le Second Empire vit aussi la création de l'estacade pour prolonger l'entrée du port et la sécuriser, ainsi que du sanatorium Sainte-Eugénie d'après le nom de l'impératrice. Destiné à soigner les enfants atteints de tuberculose, il fut ensuite renommé préventorium, puis centre hélio-marin quand il fut transformé en centre de colonies de vacances. Il a été fortement touché par la tornade d'août 1970 qui a emporté son toit. Reconstruit, il a été pourtant démoli vers 2000 pour laisser la place au Centre européen de rééducation du sportif (CERS) et à un hôtel.

C'est la mode des bains de mer et de la plaisance qui ont permis la véritable résurrection de Capbreton. Le réaménagement des digues marquant l'entrée du port a rendu la passe moins dangereuse. Le creusement des bassins et la pose de pontons ont permis la création d'un port de plaisance de 1 000 anneaux, le plus important entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz. A aussi été installé un vaste et harmonieux complexe touristique, se prolongeant jusqu'à Hossegor, pour en faire une des stations balnéaires phares de la côte sud des Landes, une des capitales landaises du surf et des autres sports de glisse.

Héraldique[modifier | modifier la source]

Blason
Blasonnement :

D'azur au chevron d'or[4]

Économie[modifier | modifier la source]

Droit local[modifier | modifier la source]

Les pêcheurs de Capbreton bénéficient d'un droit coutumier: ils sont autorisés à vendre directement leur pêche sur des tables au port et non pas uniquement à la criée[5],[6]. C'est le seul cas existant sur la côte Atlantique entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz[7].

Administration[modifier | modifier la source]

Liste des maires successifs

Période
Identité
Étiquette
Qualité

1865
Anatole D e Saint Martin

avril 1871
Anatole De Saint Martin

mai 1896
Jean Larrat

mai 1904
Jean Larrat

mai 1908
Jean Larrat

octobre 1919
Dr Fernand Junqua

mai 1929
Dr Fernand Junqua

mai 1935
Dr Fernand Junqua

aout 1935
Pierre Alfred Lafarie

mai 1937
Elie Despouys

1941
Elie Despouys

octobre 1947
mars 1971
Bernard Lesgourgues

mars 1971
mars 1989
Dr Roger Cales

mars 1989
novembre 2012
Jean-Pierre Dufau
PS
député-maire

décembre 2012
en cours
Patrick Laclédère

Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier la source]

En 2010, la commune comptait 7 965 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]

1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851

537
625
586
706
915
933
968
1 037
1 060

           Évolution de la population  [modifier], suite (1)

1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896

1 131
1 180
1 307
1 247
1 170
1 151
1 165
1 284
1 279

           Évolution de la population  [modifier], suite (2)

1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954

1 313
1 407
1 518
1 565
2 042
2 954
2 767
3 126
3 534

           Évolution de la population  [modifier], suite (3)

1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2010
-

3 688
3 937
4 263
4 456
5 089
6 659
7 565
7 965
-

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[3] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier la source]

La Maison du Rey

La Maison Brebet

  • L'Estacade, symbole de la ville de Capbreton

Article détaillé : Église Saint-Nicolas de Capbreton.

Article détaillé : Maison du Rey.

  • La Maison Brebet (XVe siècle) et la maison Médus : 54-56 rue de général de Gaulle. En 2012, elles ont été réaménagées en Maison de l'Oralité et du Patrimoine (MOP). Elles sont parfois appelées "maisons des Anglais", car la tradition orale dit qu'elles auraient été construites pendant l'occupation anglaise de l'Aquitaine (1152-1453) [9]
  • Un ensemble d'environ 10 blockhaus du Mur de l'Atlantique situés sur les plages au sud de la ville et partiellement démantelés par les allemands avant leur retraite.
  • Le Casino, reconstruit en 2009 sur les nouvelles terrasses. Le premier casino avait été construit en 1966 sur la place de la Liberté à l'emplacement des anciens établissements de bain.

Article détaillé : Chapelle Sainte-Thérèse de Capbreton.

  • Les "deux mairies" : Capbreton dispose d'un hôtel de ville sur la place du même nom. Mais la mairie est située de l'autre côté de la place. C'est la villa construite à la fin du XIXe siècle par Monseigneur Clément Soulé qui fut archevêque de Saint-Denis-de-la-Réunion, puis de Guadeloupe. Retiré à Capbreton, il se heurte au curé de la paroisse, l'abbé Jean-Baptiste Gabarra qui sera le curé de Capbreton pendant 59 ans. Il finit par construire une véranda sur la façade ouest de la villa donc tournant le dos à l'église pour y célébrer ses messes. Seule la mort les réunira, puisqu'ils sont enterrés tous les deux dans l'église Saint-Nicolas [9].
L'Estacade[modifier | modifier la source]

L'Estacade de Capbreton

Article détaillé : Estacade.

L'estacade est une jetée en charpente servant à prolonger un bajoyer pour guider les bateaux à l'entrée d'une écluse ou leur permettre de s'amarrer.

L’empereur Napoléon III, lors de sa visite le 2 septembre 1858, au cours d’une réception, se fit remettre par le conseil municipal les plans du futur port de Capbreton établis par les ingénieurs Descombes et Pairier. Après quelques pas sur l’implantation du futur projet, il en décida la réalisation. Le 27 septembre 1858, le conseil municipal, lors de sa réunion, octroie à l’ingénieur Descombes 600 pins pour le port.

Ils construisirent alors une Estacade de 400 m prolongée plus tard de 50 m et surmontée en 1948 d’un phare et d’une lanterne d’une portée de 14 miles en 1950. À ce jour, l’Estacade mesure 189 m 60, et est une grande promenade appréciée par les Capbretonnais.

L'estacade illustre la couverture du roman Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot (Denoël, 1991).

Anciens bâtiments[modifier | modifier la source]
  • Préventorium Sainte-Eugénie
Les plages[modifier | modifier la source]

La commune de Capbreton possède 8 plages naturelles de sable dont 7 surveillées pendant l'été et une sauvage à dominance naturiste (du Nord vers le Sud) :

  • Notre-dame (de l'autre côté de la passe à bateaux)
  • L'Estacade
  • La centrale (à ne pas confondre avec la plage centrale d'Hossegor)
  • Le prévent (à l'emplacement de l'ancien préventorium)
  • La savane (aussi appelée le santocha par les locaux)
  • La piste
  • Les océanides (aussi appelée le VVF)
  • La pointe (non surveillée, naturisme)

Ces plages sont surveillées de 11h à 19h en juillet et août.

Le reste de l'année, une foule de surfeurs font le spectacle pour le plaisir des passants.

Les plages accueillent également plusieurs fois dans l'année des compétitions officielles de surf.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier la source]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Culture[modifier | modifier la source]

  • La médiathèque L'Écume des jours porte depuis 2009 le nom du roman de Boris Vian en souvenir du séjour de l'écrivain et de son frère au début de la guerre en 1940 pendant lequel il rencontrera sa future épouse. À l'origine, la bibliothèque avait été créée par Étienne Valdeyron dont l'épouse Odette était la fille du poète gascon et instituteur Jean Duboscq (1853-1937) [9].
Événements[modifier | modifier la source]
  • La fête du Merlu, le deuxième samedi et dimanche de mai
  • La fête de la Mer, le dernier dimanche de juin
  • Festival des contes : en juillet
  • Les Déferlantes Francophones (littérature, poésie, chants et contes venant de toute la Francophonie) : fin juillet
  • Festival Fugue en pays Jazz (anciennement festival de contrebasses) : mi-août
  • La fête du Chipiron, dans les premiers week-end de septembre
  • Fêtes de la Saint Nicolas (saint patron de Capbreton) : début décembre
Fête de la Torelle[modifier | modifier la source]

Entre la mairie et l'église, la nuit du 24 décembre après la messe de minuit, on allume un feu traditionnel sur un bucher de troncs de pins édifié en forme de tour carrée : la Torelle (ou Torèle) [9].

Il s'inscrit dans la pratique des feux solsticiaux et des feux des Noëls de Gascogne. Une tradition locale fait remonter la coutume aux invasions normandes. Une nuit, des voiles de navires normands avaient été aperçues en mer. Les villageois apportèrent tout le bois qu'ils purent trouver près de la plage et allumèrent un grand bûcher dont les flammes éclairaient les dunes alentour. Ils défilèrent ensuite toute la nuit entre le feu et les assaillants. Les ombres projetées firent croire aux Normands la présence d'un grand nombre de soldats prêts à une résistance farouche. Les Normands renoncèrent à débarquer et les villageois décidèrent de commémorer chaque année leur victoire [11].

Le bûcher est formé de troncs de d'arbres agencés en forme de cheminée carrée d’une hauteur d’environ 3 mètres, de façon à ce que le bois brûle toute la nuit et s’écroule vers l’intérieur. C’est aujourd’hui l’œuvre des services municipaux alors qu’autrefois les bouviers se chargeaient de cette tâche avec leurs bœufs chamarrés pour la fête [11].

Deux hypothèses sont avancées quant à la signification du mot « torrèle » [11] :

  • La plus vraisemblable est celle de « petite tour », en raison de la forme carrée utilisée.
  • Un autre est une déformation du verbe « torrar » (geler, comme souvent la nuit de Noël) en occitan dans sa variante gasconne.

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