2013年6月15日星期六

周富祥被捕 涉收受利益 - 20130615 - 蘋果日報

 

周富祥被捕 涉收受利益

■周富祥由廉署人員(右一、二)帶往中環其自置寫字樓蒐證。溫瑞麟攝

【本報訊】前高級助理警務處處長、現任機場保安有限公司行政總裁的周富祥,涉嫌觸犯防賄條例昨被廉政公署拘捕。消息指這名「機保」一哥疑違規領取超時補水及批出合約涉嫌收受利益,同案另有兩人被捕,包括承建外判商東主及職員。廉署人員昨日凌晨掩至周富祥大坑豪宅將他帶走,並撿走多箱文件及證物,至昨午再帶他到其中環寫字樓蒐證,其後押返北角總部通宵扣查。
記者:溫瑞麟 溫文學

消息稱,廉署拘捕周富祥有兩大原因,包括他未經董事會批准便違規領取逾78萬元超時補水,以及他有份批出總額達2,330萬元的機保公司合約予一間曾為他作私人裝修的外判商,當中周涉有利益衝突及疑非法收取利益。
現年63歲的周富祥,04年在警隊退休後旋即加入機保做一哥至今,他退休時官至高級助理警務處長,這是廉署拘捕歷來最高級前警務人員。機保公司的大股東機管局昨日只是重申,機保公司早前已成立由律師會前會長王桂壎領導的調查小組調查有關風波,拒評論周被捕一事。

■根據周富祥薪金紀錄顯示,2012年1月其月薪為14.7萬元,該月領取超時補水逾3萬元(紅框示)。

廉署登寓所蒐證

消息透露,廉署今年5月收到有關周富祥涉貪污舉報後,由於機保非「公共機構」,不能把周富祥視作公職人員,故廉署今次出動負責打擊私人機構貪污的D組,在首席調查主任吳炳國帶領下,配合俗稱「廉署狗仔隊」的H組全天候跟蹤目標人物。事件日前曝光,周亦暫停職務放大假三個月,廉署則加緊追查,並得到機保及機管局全力協助查數。
近百名調查員前日早上到赤鱲角暢業路機保辦公大樓搜查,又在周的辦公室翻查大量文件,並向員工問話;另一隊人員掌握周的行蹤,至昨凌晨零時許見他返回大坑道345號嘉園寓所,立即採取行動,由一名總調查主任帶隊入屋,當時周的妻子柳影虹正身在內地。廉署人員在單位內調查蒐證逾兩小時,最後將周拘捕。昨午三名廉署人員帶周到中環威靈頓街22號元益大廈自置寫字樓蒐證,至晚上7時才返回總部繼續調查。而兩名承建商負責人及職員則在大埔區被捕,三人被通宵扣查。

■廉署近百名調查員早前到赤鱲角機場保安有限公司的辦公大樓搜查,並向員工問話。

違規領超時補水

據本報獲得的內部文件顯示,周富祥現時月薪14.7萬元,他由08年10月起至本年4月的55個月中,有52個月領取超時補水,總額達78.2萬元,即平均每月約1.5萬元,最高月份補水高達4.7萬元,當中有43個月補水逾1萬元。此舉涉違反公司內部規定,因內部守則指機保行政人員只有在進行特別行動及獲部門主管批准下,才能領取超時補水,但周富祥領取補水前卻未取得董事局同意,故明顯違規。
廉署消息又稱,料最終未必能就違規領超時補水問題作刑事檢控,最多只迫令對方退還款項。反而周涉厚待曾為他作私人裝修的承建商,即是他有份批出1,560萬元公司工程合約給同一承建商,以及容許承建商以工程超支為由多向公司收取770萬元(即總額2,330萬),有極大的非法收利益嫌疑,廉署將全力循此方向調查。
根據資料顯示,周富祥與影星太太柳影虹曾經持有5個物業,其中三個已賣出,有賺有蝕。現時居住的嘉園單位是夫婦聯名於2004年以880萬元購入,影星郭富城是其鄰居;中環寫字樓則是周富祥個人於2002年以145萬元買入。

周富祥簡歷

年齡:63歲
婚姻狀況:89年與歌星柳影虹結婚至今,並無子女
•1970年:加入警隊任見習督察
•1991年:任高級警司,偵破錦田水頭村警匪槍戰案,案中兩匪斃命,三匪被捕
•1998年:任警務處助理處長,被借調機場保安有限公司出任總經理
•2002年3月:調返警隊出任刑事及保安處處長
•2004年6月:正式退休,同年7月返回機場保安有限公司再任總經理,後升為行政總裁
資料來源:《蘋果》資料室

周富祥被捕 涉收受利益 - 20130615 - 蘋果日報

貪小便宜賺積分 下屬斥行為不當

■周富祥與妻子柳影虹經常出雙入對,表現恩愛。資料圖片

【本報訊】現年63歲的周富祥,當差34年一直順風順水,由1970年加入警隊任見習督察,至2004年退休時官拜高級助理警務處處長;可是退休後到機場保安有限公司出任高職期間,卻人緣欠佳。

周今次被捕後即有下屬唱他身為上司「行為不當」,例如有指他將下屬應有的花紅以「禮物」代替現金,從而透過信用卡購買禮物賺取「積分」。

娶歌星柳影虹

周富祥當差期間主要負責刑事偵緝工作,八十年代偵破油公司連串炸彈恐嚇案,開始在警隊平步青雲。1991年已晉升至高級警司。當年周率隊到元朗錦田水頭村剿匪,此亦是他警隊生涯中最為人津津樂道的一役。
1998年,官至警務處助理處長的周富祥,被借調至機場保安有限公司出任總經理;2002年3月他返回警隊獲晉升為高級助理處長,出任刑事及保安處處長;兩年後退休再返機保出任高職,成了他生命的轉捩點。
周富祥年輕時外形俊朗,官仔骨骨,89年與歌星柳影虹結婚,有指周當差見盡不少年輕人誤入歧途,因此拒絕生兒育女,兩人至今膝下無兒。去年10月,周富祥的姪兒周錦威(36歲)駕駛凌志房車在灣仔失事死亡。

Le soutien d'Elton John à Ai Weiwei irrite la Chine

 

Le soutien d'Elton John à Ai Weiwei irrite la Chine

Le Monde.fr | 28.11.2012 à 14h54 • Mis à jour le 28.11.2012 à 15h36

Par Marguerite Nebelsztein

La prestation d'Elton John à Pékin, dimanche 25 novembre, n'a pas été appréciée par les médias officiels chinois. Non pas pour une question de goût musical ; elle a été considérée comme une "fausse note" politique de la part du chanteur britannique pour avoir dédié son concert à l'artiste dissident Ai Weiwei... "Par son comportement inattendu, Elton John a manqué de respect envers le public et envers le contrat qu'il a signé", a dénoncé, mercredi 28 novembre, le Global Times dans son édition en anglais. "Nous suggérons aux spectateurs chinois de ne pas hésiter à protester contre le provocateur et à le chasser hors de scène sous les huées", écrit le quotidien, connu pour ses positions nationalistes. Elton John doit jouer également à Canton (sud de la Chine) le 6 décembre.

L'architecte et plasticien Ai Weiwei, qui ne peut plus quitter le territoire chinois depuis un an et ne se prive pas de la liberté qu'offre Internet, a publié sur son compte Twitter, censuré en Chine, une photo de lui avec la star britannique.

Photographie d'Elton John et d'Ai Weiwei diffusée par l'artiste dissident chinois sur son compte Twitter Photographie d'Elton John et d'Ai Weiwei diffusée par l'artiste dissident chinois sur son compte Twitter | Instagram

L'artiste a pris l'habitude d'utiliser le Net pour contourner les pressions et les censures dont il est la victime. Début novembre, il a publié sur YouTube une vidéo se moquant des mesures de sécurité déployées pour le 18e congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui s'est tenu à Pékin entre le 8 et le 14 novembre, en particulier le retrait des manivelles à l'arrière des taxis pour empêcher les passagers de baisser les vitres...

On y voit des témoignages de chauffeurs de taxi. Les autorités ne souhaitaient pas que soient lancés des tracts. Les fenêtres des bus avaient également été scellées avec du ruban adhésif et des vis. Celui qui tourne s'amuse d'ailleurs à en enlever une, comme une bravade au pouvoir.

Ce combat, on le retrouve dans un film, consacré à Ai Weiwei, et qui sort en France le 5 décembre. La réalisatrice Alisson Klayman, qui vit depuis 2006 en Chine, a suivi l'artiste pendant trois ans pour produire le documentaire Ai Weiwei: Never Sorry, primé au dernier festival de Sundance, aux Etats-Unis.

Lors d'un débat à Paris, à l'occasion de la sortie en avant-première dans la capitale française, Emmanuel Lincot, rédacteur en chef de la revue Monde Chinois-nouvelle Asie a qualifié l'artiste et architecte de "démiurge". Ai Weiwei se définit, lui, comme un trublion ou un "hooligan". On pourrait ajouter épicurien, révolté et ambigu.

Le documentaire comporte une scène qui évoque la popularité de l'artiste. Attablé avec toute sa suite à un restaurant de la rue de Chengdu, réputée pour ses soupes de pieds de porc, il se fait interpeller par un passant. Un homme de la rue qui lui sert la main. Ai Weiwei l'invite à sa table, mais l'homme lui répond que le simple fait de lui serrer la main suffit à le rendre heureux. Tout ça sous la caméra d'un policier, qui n'hésite pas à le filmer à seulement quelques mètres de sa table.

Au-delà de l'histoire d'Ai Weiwei racontée dans ce film, revenir sur son destin, c'est se plonger dans les évolutions de la société chinoise. Qualifié de "droitiste", son père, le grand poète Ai Qinq, est envoyé dans le désert du Taclamakan en 1958 dans une communauté paysanne. "Fils de", Ai Weiwei aura l'opportunité de partir à New York dans les années 1980, après la réhabilitation de son père. Il y reste dix ans, fuyant un pays qu'il déteste. Sa silhouette svelte s'estompe au fil des ans et la barbe pousse. En 1989, il suit "chaque heure, chaque minute, chaque seconde" les événements de Tiananmen devant sa télévision. Il se pose la même question que d'autres artistes et étudiants chinois aux Etats-Unis : "Doit-on rentrer ?" Dès cette époque, il s'illustre dans l'image et prend de très nombreuses photos, plusieurs dizaines de milliers à ce jour.

De retour au pays en 1993, il fonde, avec un groupe d'artistes, la China Art Archives and Warehouse. Il choque en cassant un vase de l'époque Han ou en peignant sur un autre les mots "Coca Cola" en lettres rouges. Il déplore et documente la disparition des quartiers historiques de Pékin et signe la Charte 08 du Prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo. Après le tremblement de terre au Sichuan, en 2008, il organise un réseau de bénévoles, recrutés pour la plupart par Internet, qui sillonnent les campagnes sichuanaises à la recherche des noms des enfants morts dans des écoles conçues à la va-vite et détruites lors du séisme.

Il disparaît plusieurs mois en 2011 après avoir été arrêté par la police. Libéré sous caution, à sa sortie, il a maigri, et s'interdit tout commentaire sur sa détention. Aux journalistes venu l'interroger quand il rentre chez lui, il les intime "de comprendre". Les autorités l'inculpent d'évasion fiscale et des anonymes viennent déposer des billets devant sa porte pour l'aider à payer son amende de 1,7 millions d'euros. Lui qui n'a pas de mal à vendre des œuvres à 300 000 euros.

Ai Weiwei. Ai Weiwei. | Getty Images/AFP/PETER MACDIARMID

Ses détracteurs allèguent qu'il n'existerait pas si la société n'avait pas déjà changé. Mais il est le produit de son époque, où plus d'un demi-milliard de Chinois sont connectés à Internet. Il est, selon Emmanuel Lincot, un "homme de l'image". Privé de liberté, il déclare au magazine Foreign Policy : "Twitter est ma ville, ma ville préférée. Je peux parler à qui je veux. Et tous ceux qui le veulent peuvent avoir ma réponse." Ses actions sont désormais intimement liées au Net et il passe plusieurs heures par jour à discuter, à écrire et à communiquer sur le Web.

En 2009, alors qu'il part témoigner au procès d'un activiste, la police débarque dans son hôtel, le séquestre et un policier le frappe à la tête. Il prendra une photo de ses agresseurs qu'il publiera sur Twitter. Un mois plus tard, il doit être opéré du cerveau. Il postera également des photos de sa convalescence.

Pour certains, sa relation au pouvoir est cependant ambiguë. S'il dénonce l'oppression, il participe en tant qu'architecte à la construction du Nid d'oiseau, le grand stade des Jeux olympiques de 2008, avant de dénoncer l'utilisation des JO par le régime. Il participe aussi à un autre projet démentiel dans le désert de Mongolie-Intérieure. L'occasion, pour ses détracteurs, de dénoncer un artiste "un pied dans la rébellion et l'autre dans la collaboration".

Ai Weiwei possède plus d'une vingtaine de chats. Un seul sait ouvrir sa porte pour sortir mais ne sait pas la refermer. C'est ainsi qu'il explique sa liberté au tout début du documentaire d'Alisson Layman. Le journaliste Pierre Haski, ancien correspondant de Libération en Chine, juge que "les autorités chinoises ne savent pas comment faire avec lui. Il a une aura extraordinaire à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur, ça n'a pas de précédent. Ils ne peuvent pas le laisser disparaître mais ne peuvent pas laisser la porte ouverte". 

Le soutien d'Elton John à Ai Weiwei irrite la Chine